écriture

  • Une histoire de plumes

    Andrea Couturet livre sa lecture de mon recueil sur son blog Épaisseur sans consistance. Elle dit que je viens d’une autre planète, je crois qu’elle aussi. Le plus atypique sur son blog, c’est la forme récurrente du dialogue pour présenter ses impressions ou ses pensées, entre une patiente et son psy ou les attachantes et…

  • Le temps des cerises

    Récapitulatif de l’agenda ironique de juillet Je vous remercie d’avoir participé, parfois plusieurs fois. En l’honneur de la perte, ce mois-ci personne ne perdra. On votera seulement pour le prochain hôte de l’agenda, non pour tel ou tel texte. Air de vacances ou de révolution : pas de notes ni de hiérarchie, restons bons enfants. Voici…

  • La collectionneuse

    Lucia se rend une dernière fois à la crique, vertige précipité brusquement suspendu de soi à soi, calme plat de la pensée sous le zénith grésillant des sens, azur blanchi le temps de sa chute entre ciel et mer, fulgurance dédoublant l’âme en deux vérités sœurs dont le dialogue s’entend dans le fracas incessant du…

  • Éclats

    Ce matin, nous avons l’attente en commun. L’une, ses cheveux bleu électrique relevés en un chignon lâche autour de son visage gris perle, leggings imprimé d’ovnis et pull brodé de comètes comme si le papier peint de sa chambre d’enfant avait déteint sur sa peau, me sourit longuement. On vient de la même planète et,…

  • La perte en une phrase

    Consigne pour l’agenda ironique de juillet, initié par Carnets Paresseux. Perdre ses clefs, ses repères, ses cheveux, son âme, quelqu’un, un souvenir, une opportunité ; perdre son temps, une habitude, le repos, des kilos, ses feuilles, sa saveur, son parfum, sa raison, sa vanité. La perte est le sujet de ce mois. Elle se dira en…

  • L’homme-joie

    Christian Bobin est la joie, et la sagesse qui naît de la joie. Moraliste sans morale, mystique ensauvagé, d’un amour plein d’humour et d’une bienveillance clairvoyante. Chacune de ses phrases me met en fête et en déroute, poème condensé prononcé aussi modestement qu’un commentaire sur le beau temps. À le lire je renonce à écrire et…

  • Figures de la douleur

    Dans le métro Maxime lit un livre sur la douleur. Les lépreux ne la sentent plus, les mains estropiées par négligence, les pieds grignotés par les rats. Hurlement du silence au milieu du brouhaha, tandis que les pages brûlent ses paumes à la peau en lambeaux, rongée par l’eczéma. Dans son cabinet, Solange écoute les…

  • L’île aux flocons

    On a équarri notre lit en radeau pour fuir la rage triste des nuits. Tu as taillé une voile franche dans l’enfance et j’ai noué les cordes rêches et trempées de nos rêves. Le bois grinçait, le froid suintait. On a formé des vœux de marins sans espoir. Tu as promis de ne jamais construire…

  • Méthodes d’écriture

    Se fixer des horaires ou des jours, écrire tant de minutes ou tant de caractères, lire manuels et essais pour construire un personnage, développer une intrigue, affiner les dialogues ou les arguments, connaître les techniques des autres auteurs, ouvrir leurs lettres et leurs carnets, dévorer leur autobiographie… Ces pratiques répandues me laissent assez perplexe. Il…

  • L’autoédition – l’auteur et l’autorité

    Il y a quelques jours une très jolie chronique de mon recueil de nouvelles a été publiée sur le site Small Things, intitulée Quand on se laisse ensorceler. J’en remercie Lola et vous laisse la lire ici. Elle soulève en introduction la question de l’autoédition, ce qui me donne l’occasion d’en faire un bilan. L’autoédition prive de quelques…