L’île aux flocons

On a équarri notre lit en radeau pour fuir la rage triste des nuits. Tu as taillé une voile franche dans l’enfance et j’ai noué les cordes rêches et trempées de nos rêves. Le bois grinçait, le froid suintait. On a formé des vœux de marins sans espoir. Tu as promis de ne jamais construire de maison, je me suis engagée à ne jamais porter d’enfant. Libres de famille, nous irons, libres de ville. Personne ne nous aimera que nous. Tu ne crieras plus, je ne pleurerai plus. Juré, craché, dans le fracas des mouettes et des drapeaux. On est partis par la fenêtre ouverte sur le ciel, la lassitude pour houle, la solitude pour boussole. La mer était amère, mais la carte des étoiles t’était aussi claire qu’un phare projetant notre route sur la page de l’univers. On filait à fleur d’eau, la peur sombrait, la souffrance scintillait, oui, scintillait, avec son exactitude d’exister qui est presque une extase. Là-bas, ils rayaient nos noms et retournaient nos visages. Il n’y aura pas de suite à toi et moi. Je resterai ton bout du monde, et toi le mien. On a échoué sur l’île aux flocons, où la lumière pleure éternellement. On y est légers, légers. « Je t’aime » ici peut résonner.

S’ils savaient comme on est heureux entre malheureux.

Réponse imparfaite à l’invitation au voyage de Martine sur Écr’turbulente.

67 commentaires sur “L’île aux flocons

      1. Merci. Pas très élaboré mais c’était tard et surtout ton texte est déjà un beau poème – une telle atmosphère. Simplement j’avais envie de mettre mon petit bout de houle berçante ici.

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          1. C’est gentil ! Peu de chance cela dit, entre mon mari qui court la Grèce au printemps (tu te rends compte, sans moi qui ai donc les gosses) et les visites d’amis… 😉 On verra ! 🙂

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  1. « La mer était amère, mais la carte des étoiles t’était aussi claire qu’un phare projetant notre route sur la page de l’univers. On filait à fleur d’eau, la peur sombrait, la souffrance scintillait, oui, scintillait, avec son exactitude qui est presque une extase ». C’est si beau !

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  2. C’est splendide ! Merci d’avoir saisi la balle au bond. Et puis, les consignes (ironie et -itude) sont faites pour être respectées ou détournées ou contournées ou… oubliées 🙂

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  3. Je refais un tournée de lecture. Je prépare l’élection de Dimanche, avec beaucoup plus de sérieux qu’une autre! Il y a quelques textes qui me plaisent particulièrement. Le tien en fait partie… J’aime ton style poétique, suspendu, et si personnel!

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    1. Oh merci, je suis très touchée…. Ton texte est charmant et j’aimerais imaginer tous les professeurs aussi audacieux et malicieux. Mais je fuis les votes et les notes. J’aime aimer sans classer 😉 Il faudra cependant choisir… jouer le jeu jusqu’au bout. Déjà que je n’ai pas bien suivi la consigne…

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      1. Oh moi aussi, j’aime aimer sans classer! Je voulais donner un poème au prochain jeudi d’Asphodèle. Impossible pour l’instant, car il faut en prendre un, et laisser tous les autres! Et je ne t’explique pas les dilemmes cornéliens quand je prépare des cours!

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  4. Je reviens ici. Je sais exactement ce que dit ce texte. Le scintillement et l’extase. C’est un poème sur l’au-delà (peu importe de quoi). La voix surgit d’au-delà d’une frontière, d’au-delà de l’espoir. A mon avis, il n’y a ici aucune nostalgie. Et s’il s’agit de mélancolie, c’est de la vraie. Et la légèreté est celle de l’apesanteur.

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  5. L’évocation est si puissante que je la sens en moi, à me faire à mon tour tâtonner dans la forêt des mots. Je crois que l’écho entre nous, c’est souvent un mouvement de toi à moi, comme si j’étais accordée justement pour recevoir la fréquence que tu envoies.

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    1. C’est exactement ça. Et je reste sans voix à chaque fois de la justesse de ton oreille : « un poème sur l’au-delà, peu importe de quoi », en effet sans aucune nostalgie, sans regard en arrière ni langueur du passé, ce qui compte est la traversée. Avec cette clairvoyance, tu devais être un professeur absolument géniale 😮 À ce propos, j’ai trouvé très belle la manière dont tu m’as parlé d’égale à égale alors même que tu me croyais bien plus jeune que je ne le suis. Dans ton roman aussi cela me touche. Le sérieux donné à la parole des adolescents, si souvent disqualifiée par l’idée qu’ils font leur crise.

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      1. Sur la clairvoyance, je me souviens d’une séance de colle en Khâgne. Je passais sur un extrait du début du Voyage au bout de la nuit (un bouquin qui a changé ma vie) que j’ai massacré. La prof m’avait dit que j’avais une lecture de myope. 😉 Mais c’était de sa faute, elle me stressait avec sa sévérité de vieille chouette trop élégante, là ! 😉
        J’ai beaucoup aimé mes élèves. Quand j’étais ado moi-même, j’abhorrais la jeunesse. Maintenant elle me prend aux tripes. Ce qu’elle est belle. Je me suis souvent dit que j’étais une mauvaise prof, ou une prof très moyenne, car le vrai bon prof est celui qui fait progresser la majorité de la classe. J’étais le genre de prof qui est adapté aux bons élèves (ceux-là mêmes qui n’avaient pas besoin de moi, seulement des textes). Les enfants en difficulté m’aimaient assez, je pense, mais mes cours manquaient cruellement d’imagination, de pédagogie, etc. Néanmoins, un merveilleux souvenir : j’ai fait aimer le français à une élève vraiment brillante qui ne l’avait jamais aimé auparavant (c’est ce que m’a dit sa mère). j’imagine que tu as été un peu comme cette jeune fille. Si je désire qu’un éditeur prenne mon roman, c’est aussi pour pouvoir écrire dedans : A mes élèves.
        Le talent n’attend pas toujours le nombre des années. Quand j’ai découvert ton écriture, j’ai tout de suite su que j’étais en présence de quelque chose de très spécial. On peut parler de la variabilité des goûts et des couleurs, etc, mais je suis plutôt de l’opinion que les choses ont une qualité bien définie. Tu auras compris que ton écriture a des qualités que j’admire. Tu aurais pu avoir 16 ans, ça n’y aurait rien changé. Je pense que le temps ne fera que bonifier ton merveilleux talent. Sans compter qu’une bonne partie de moi (pas ma silhouette hélas) est restée bloquée à 19 ans. 😉

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        1. Ah la khâgne, même expérience avec les mots gelés de Rabelais. Lorsque les mots sont notre chair, il est difficile de les extraire pour les disséquer. Ce n’est pas de la myopie, c’est de l’aveuglement amoureux (que je dois avoir pour le monde entier car j’ai -7 aux deux yeux 😉 ).
          J’étais sûre que tu allais contrer mon compliment en me racontant ton incompétence d’une manière ou d’une autre. C’est bien de douter. Mais je suis sûre que tu étais géniale à ta manière qui évidemment ne peut pas être celle de tout le monde (comme on ne peut écrire un livre pour tout le monde). Si tu t’adressais à tes élèves avec exigence, peut-être seuls les plus doués ont répondu mais les autres ont dû se sentir respectés et éveillés, intrigués parce que tu ne leur facilitais pas la tâche.
          Quant à moi, je suis restée bloquée à mes quatre ans émotivement mais heureusement ma silhouette a tout de même poursuivi sa poussée 🙂

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          1. Hahaha !!! 🙂 Pour les élèves : respectés, oui, éveillés, je ne sais pas, peut-être un peu largués ! 🙂 A lire ta réponse, je me dis que je dois paraître plus « fragile » que je ne le suis. Ce n’est pas que je ne connaisse pas mes qualités, mais rien ne me donne autant d’urticaire que l’arrogance ou une autosatisfaction déplacée, donc je fais ce que je peux pour les éviter. 🙂

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  6. Tu n’as pas l’air fragile, mais tu esquives systématiquement le compliment, ce que je comprends parce que le risque est l’autosatisfaction, donc la stagnation. Quant on cherche toujours à s’améliorer, le compliment est à la fois ce qu’on attend et ce qu’on craint – là, je parle de moi plus que de toi, je crois 😉

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    1. L’autre jour, on parlait de la place dans la fratrie. Ici encore, la gestion des compliments me ramène à la famille. Les gens que je connais, à qui leurs parents ont dit un nombre raisonnable de trucs sympa (sans pour autant les flatter ou les pourrir, enfin tu vois), semblent capables de recevoir les compliments simplement, sans faire de chichis. Les autres ont du mal à y croire, trop envie d’y croire, peur de tomber de haut, peur d’être manipulés, que sais-je encore, bref, s’agitent et se tortillent. C’est pas joli. 😉

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      1. Du mal à y croire, trop envie d’y croire, tu cernes bien le problème 🙂 Mes parents croient en mes qualités, même trop, mais je n’ai jamais cru à leurs compliments, comme un soupçon sous leur parole qui la désamorce et presque l’inverse…
        Tu parlais l’autre jour de l’amour inconditionnel et je crois qu’il n’existe pas. Que ce soit dans les familles, en amitié, en amour. L’amour change, grandit et s’amenuise, se teinte et se terne, selon ce que sont et deviennent les personnes. Il est mortel, parce qu’il est vivant. Il dépend de qui je suis de qui tu es, il n’est pas en soi, donné à tout jamais.
        Et même si l’amour inconditionnel existait, en voudrait-on ? être aimé quoi qu’on fasse et quoi qu’on soit, ce n’est pas être aimé pour soi mais en soi, seulement parce qu’on est fille de, frère de, ou juste humain, vivant. Cet amour-là, universel, est beau aussi, mais étant universel, comment peut-il me faire naître en tant que personne ? Je ne dis pas individu parce que l’individu est isolé et je ne crois pas à cette isolement, on n’existe que par les autres et même de leur absence pour les solitaires.

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        1. 🙂 Je crois en l’amour inconditionnel (par quoi je veux dire que je crois qu’il existe) mais c’est peut-être rare.
          Pour moi, s’il y a amour, il y a connaissance, regard attentif. Une affection qui ne serait qu’une projection indifférenciée de bonne volonté à tout vent, et finirait simplement par buter sur moi par hasard, ne m’intéresse pas non plus. Pour moi, l’amour est toujours précis. Il a une vibration, une odeur, qui dépend des personnes impliquées, comme tu le dis. Oui, tout amour évolue, grandit ou diminue, etc. Mais il y a des gens qu’on ne peut s’empêcher d’aimer, quoi qu’ils fassent, et qu’on ne perd pas assez de vue pour découvrir un jour qu’on ne les aime plus. Souvent, on désapprouve quelqu’un sans cesser de l’aimer. On le voit changer, s’éloigner, on change soi-même, etc, et notre amour varie, mais il demeure. Cet amour qui accompagne, léger et pourtant incroyablement fort, c’est ce que j’appelle amour inconditionnel.

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      2. Pour les compliments, je pense les avoir pris longtemps pour des injonctions : comme tu es intelligente/jolie/gentille = c’est bien d’être intelligente/jolie/gentille = il faut être intelligente/jolie/gentille = le suis-je ? Ils ont dit que oui… Mais depuis ce temps, le suis-je encore ? Et si je ne le suis plus ou ne l’ai jamais été, ai-je le droit d’être là, de vivre, d’être aimée ?
        Bref on retombe dans le problème de l’amour conditionné et inconditionnel. On aimerait être aimé inconditionnellement, quoi qu’il arrive, en soi, mais rien de plus cruel, car on ne serait pas aimé pour qui on est, avec nos qualités qui tournent en défaut et vice-versa, toutes nos aspérités qui nous font un visage.

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        1. Ah, la, la. « Ai-je le droit d’être là, de vivre d’être aimée ». Une maladie dont il n’est pas simple de guérir ! Pourtant il y en a qui semblent ne jamais se poser cette question, dont on voudrait bien qu’ils se la posent…

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          1. Ahahah…
            Au sujet de l’amour, en fait je suis d’accord (oui je change d’avis en cours de conversation) : il ne meurt jamais une fois né (parfois on voudrait), il change seulement, mais l’idée d’inconditionnel j’ai encore du mal 😉 C’est peut-être le mot avec son air de légalité​.

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            1. Hahaha, moi aussi je change souvent d’avis au milieu d’une conversation, mieux, au milieu d’une des mes propres réflexions (si on peut appeler ça comme ça) ! 🙂 Le mot inconditionnel est très laid, votons pour le bannir du lexique !

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  7. Asphodèle c’est moi « le salon du siècle dernier », arf ! Je suis morte de rire !!! Mais n’ayez pas peur Mesdames, vous serez bien accueillie en ce galant salon qui poétise deux fois par mois ! Une fois pour présenter un poète de notre choix (selon l’humeur de cette semaine-là) et un autre où l’on est libre d’écrire soi-même un poème, en vers, en prose, des haïkus…pour que vive la poésie ! Sinon, comment te complimenter sans que tu ne penses que ce ne soit que de la flatterie ? J’aime ce que tu as écrit, j’y trouve des résonances personnelles et c’est beau de pouvoir s’identifier à ce que l’on lit, alors bravo tout simplement ! Et peut-être, se reverra-t-on un jour au « salon » antique… 😆

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    1. Merci d’aimer mon pauvre radeau ! Je ne manquerai pas de me rendre à un salon si bien fourni, j’y ferai souvent tapisserie, ayant du mal à choisir (car il faut délaisser) et n’écrivant pas de poésie, mais je serai ravie lire les choix et les créations des autres.

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      1. Je dirai et ce sera mon commentaire, car qu’ajouter après Frog, que si tu n’écris pas de poésie, personne n’en écrit ! Ton texte est de la poésie pure, il y a du Rimbaud la dedans ! on a envie de l’imprimer et de le relire soir après soir pour la nuit pouvoir faire des rêves, pas toujours beaux mais toujours soulevant !

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            1. (je réponds ici au commentaire sur « écris un poème ou quelque chose de poétique »)
              héhé, moi je me dis: aujourd’hui,j’éclipse Saint-John Perse, ou bien je fais la pige à Diderot. Sinon, ça n’est pas la peine 🙂

              Non, en vrai, je prétends que j’écris une chanson, un conte, un poème-du-dimanche, une petite histoire… je minimise l’objectif pour réduire l’enjeu, déjà fier et orgueilleux si j’arrive à un poème du dimanche !

              Et je suis souvent (toujours) surpris par ce que le regard du lecteur arive à dégotter dans mes petits mots.

              ça n’est pas de la modestie, plutôt une façon pratique de conjurer le sort et d’amadouer les mots, parce que je ne suis jamais sûr de ce qu’ils vont raconter, les bougres.

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            2. En fait l’idée du texte tue le texte. Surtout l’idée du beau et du bien, paralysante. Il vaut mieux, pour moi du moins, s’y mettre un peu sans y penser. Comme si, comme tu dis, il fallait amadouer les mots effarouchés, les amener à soi en regardant ailleurs.
              (Oui, je t’ai tutoyé, j’espère ne pas t’effaroucher 😉 )

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        1. Merci Monesille, je suis ravie qu’il te plaise autant ! C’est vrai qu’il a un air de berceuse…. Pour la poésie, je n’y avais en vérité jamais pensé, je me dis que je raconte des histoires, et si la poésie s’y glisse tant mieux, mais l’idée d’écrire de la poésie m’intimide et me fige.

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        2. Je veux dire, si je commençais à écrire en me disant « écris un poème ou quelque chose de poétique », je serais bloquée, je préfère me dire simplement « raconte ». Moins d’attente et plus d’attention au réel.
          Et vous, que vous dites-vous ?

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          1. Moi ? comme le dis mon avatar: qui fait des vers sans le vouloir…Petite on faisait des concours de vers et le rythme m’en est entré dans la peau, j’essaie résolument de m’en défaire pour écrire moins raidement mais j’ai du mal et cela se ressent !
            Persévère d’écrire comme tu le sens,
            le contenu est bon, le rythme ravissant…
            et voilà ça continu !)
            Bisous

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  8. L’île aux flocons a quelque chose de familier. Pourtant elle n’est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre…
    A-t-elle le cœur transparent ? Verlaine n’est pas si loin.
    Cette île est pure poésie, avec son scintillement du monde pour compagnon et sa légèreté du sentiment pour compagne, c’est une véritable fleur de peau.
    J’aime, et avec quelque chose de flottant en plus, la joie réaliste.
    Merci Joséphine.

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    1. Merci Jobougon. « A-t-elle le coeur transparent ? » Comme cette question me charme, presque une invitation à une autre histoire, une nouvelle exploration.
      De Verlaine, j’aime l’impair et l’indécision, ce vacillant bercement.

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  9. Je poursuis ici au sujet de la poésie.
    « Moins d’attente et plus d’attention au réel », précisément. Non pas : tiens je vais faire rimer des mots (je caricature, évidemment). Pour moi, la poésie n’est jamais un projet. Elle naît d’une conjonction de circonstances (qui souvent implique un chevauchement d’impressions nées à différentes époques) et vient à ma rencontre. Quand je l’ai dans le ventre, j’ai le choix de la libérer ou pas. Si je ne le fais pas, manque d’occasion, de temps, de disposition, de moyens, cela me travaille. Parfois, la sensation disparaît. Souvent, elle me tiraille ou finit par se manifester autrement, tristesse, frustration. Je suis renvoyée à la perte. Sans être une écriture thérapeutique (beurk, pardon), c’est un acte qui rétablit dans la présence au monde.

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  10. L’aspect thérapeutique de l’écriture, quoiqu’on fasse, on n’y échappe pas.
    Mais le terme « thérapeutique » peut être déplaisant, dans la représentation que le mot véhicule dans notre société.
    L’écriture comme médicament, bof. Une pilule, une chimie, une industrie de l’écriture, bof.
    Mais prendre soin de soi grâce à l’expression écrite, se mettre à distance de soi par l’écriture, prendre soin des autres en se reliant, prendre soin des mots en les maniant avec douceur et délicatesse, prendre soin du monde en participant à son harmonie,
    Que voilà une merveilleuse thérapeutique nécessaire. Et là, le terme reprend d’autres couleurs. N’est-il point ? 😉

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    1. Vous avez raison ! Prendre soin, c’est nécessaire. Et puis il y a toutes les ténèbres que l’écriture peut convoquer, et sa cruauté. Le côté : on va foncer, pour les sensations fortes.

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