Défense de la science

Comment manquer une occasion de discréditer le postmodernisme ? Chomsky m’en donne une dans un bel article, intitulé Science et rationalité, où il s’efforce de répondre aux critiques de la science, de la logique et de la rationalité, commençant par remarquer assez drôlement : « Pour ma part, s’il faut être honnête, je ne vois pas qu’il y … Lire la suite Défense de la science

L’antidote au postmodernisme

Pire qu’une imposture, le postmodernisme est une pathologie, une peste de la pensée contre laquelle nous devons développer des anticorps et rien de mieux pour nous en pourvoir que de lire Jacques Bouveresse. Il est exactement l’inverse de ses adversaires : rigoureux, informé, précis, nuancé, se pliant à la logique comme aux faits. Bref, il est … Lire la suite L’antidote au postmodernisme

La maladie imaginaire de la philosophie et de la littérature

Immanence et transcendance s’entretissent comme s’entrecroisent verticalité et horizontalité. L’horizontalité du vécu et la verticalité des valeurs. L’horizontalité des choses et la verticalité des idées. L’horizontalité d’une nature dans sa variation et la verticalité des lois qui la régissent. Etc. Cette croissance partagée, encouragée de l’horizon et du vertige ne se ressent jamais mieux qu’en … Lire la suite La maladie imaginaire de la philosophie et de la littérature

Rêver d’être allongé au milieu des pierres qui roulent

Dans Les Techniciens du sacré, publié dans les années 1960, Jerome Rothenberg cherche à recueillir une poésie originelle ou archaïque, bien qu’elle nous soit parfois contemporaine, la poésie des peuples qui ignorent la modernité et donnent ainsi accès au sens premier et universel de ce genre, à sa vocation fondamentale : « être l’égale du monde en son … Lire la suite Rêver d’être allongé au milieu des pierres qui roulent

Destination de la poésie

François Leperlier, abandonnant l’entreprise impossible de définir la poésie, cherche à cerner son sens et sa mission. Le terme qu’il choisit annonce sa position : « destination ». Il souligne ainsi l’ambition d’être en avant, de porter la promesse d’un devenir, de viser une finalité qui ne vaut qu’en tant que telle, comme promesse et appel, à dimension … Lire la suite Destination de la poésie

Dans les buissons ardents de la fraternité

Fierté d'apparaître parmi les Constellation(s) de Pier Lampás. Un insecte pointe l'antenne vers la lyre. Signe de vie ? de mort ? Orphée sait charmer jusqu'aux êtres les plus méconnus et discrédités. En retour, je vous invite à aller voir le site de Pier : Esprit de l'utopie et son triptyque : L'art des dilutions, … Lire la suite Dans les buissons ardents de la fraternité

Orphée fut notre prophète

Le monologue de l’initié dans Contre la mort n’épuise pas la richesse de l’orphisme. Je l’ai voulu bref pour suivre la trajectoire de comète du récit, la réduction progressive de la parole, de l’incandescence d’Orphée à la dernière poussière, le cri d’Eurydice. Spiritualité mystique, religion à mystères, sagesse intempestive, rédemption par la poésie, lyrisme de … Lire la suite Orphée fut notre prophète

Et vous direz alors c’est René Guy Cadou

Fraîcheur et fougue, une naïveté vitale. Il est rare de trouver autant d’originalité et de sincérité dans les images. Évidence trouble d’yeux qui pleurent et rient à la fois, tendresse étrange, étranglée pour un monde dont la gloire est de toujours nous dérouter et ne jamais nous déserter. Je suis souvent admirative mais interdite devant … Lire la suite Et vous direz alors c’est René Guy Cadou

Sans dissiper le mystère

Hier, j’annonçais la parution de Contre la mort, premier opus des Mystères aux énigmatiques éditions Abrüpt. J’y reviens en ménageant moins de suspense ; et il vaut mieux lire cet article après le livre. Commençons par les images avant d’en venir au texte. La couverture est, comme toujours chez Abrüpt, l’œuvre de Donia Jornod. Son style … Lire la suite Sans dissiper le mystère