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La connaissance de l’écrivain
Le postmodernisme a ruiné la fiction et l’imagination, ai-je dit. En effet, en réduisant toute production de l’esprit à une fiction et notre rapport au monde à l’imagination, non seulement ce mouvement discrédite la raison et les sciences, limite les facultés de notre esprit à une seule d’entre elles et nous interdit tout accès au…
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Morale et moralisme #2
Continuant à lire L’art de la joie. Un roman freudien. La sexualité, dès le plus jeune âge, détermine l’advenue du sujet à lui-même, elle sert de fil conducteur à son histoire et de pierre de touche à sa construction, empreigne toute relation de sensualité, que ce soit avec hommes ou femmes, entre adultes ou enfants,…
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Maylis de Kerangal
Je découvre Maylis de Kerangal par son livre le plus célèbre : Réparer les vivants. C’est le plaisir de lire un contemporain qui se confronte aux enjeux et aux usages, aux pratiques et aux techniques de notre temps et les décrypte par une recherche approfondie du comment et du pourquoi, en s’aidant de diverses disciplines :…
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Le charme des romans
À quoi tient le charme des romans ? Aux personnages, leurs façons, leurs passions, ou à la réflexion du narrateur, sa perspicacité, son aveuglement, ou aux arabesques de l’intrigue et géométries des situations, ou encore à l’atmosphère, quelque chose dans l’air, un bougé du paysage, un dépôt de lumière, une cadence du temps, la patine d’un…
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Ce que sème l’hirondelle
Un livre présage, l’écho d’une révélation à venir, encore confidentiel, un oiseau qu’on se passe sous le manteau. Il lui manque un éditeur. Pour vous le procurer, vous pouvez vous adresser à son auteur : Quyên Lavan. Vous devrez passer quelques épreuves dont je ne peux vous révéler la teneur. Elle tentera, entre autres, de vous…
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Au croisement des pensées
Leibniz, compagnon de route de mon père, de dos, s’éloignant, sa voix me frôle en passant et manque à m’atteindre. De l’autre côté, Goethe, de face, s’approchant, un frère avec aux yeux le même bleu jaune troué de noir, le même émerveillement où perce et se répand la mélancolie. On s’est promenés une année entière…