Histoire de la folie # 2

La ronde des prisonniers, Vincent van Gogh, huile sur toile, 1890

La possession par le démon est la plus ancienne et traditionnelle explication de la folie. On la trouve déjà dans la médecine babylonienne et égyptienne. Elle rencontre un certain succès à la fin du Moyen-Âge, mais surtout aux XVIe et XVIIe siècles, à la même époque que la chasse aux sorcières. Parmi elles se trouvaient certainement des folles, mais la folie est ici celle, collective, des Inquisiteurs et de leurs appuis dans la société. Le monde devient réellement fou. On voit le diable partout. Médecins et philosophes recommandent la prudence et la modération.

La misère se répand en ces temps difficiles. Les pays ont depuis longtemps légiféré sur l’errance et la mendicité, afin de les encadrer et les réduire, mais le nombre croissant de pauvres produit de nouvelles mesures coercitives, dont l’hôpital général, mi-prison mi-hôpital. Entre charité et répression, il souhaite héberger les mendiants, subvenir à leurs besoins, mais aussi obliger les sains d’esprit et de corps, les valides, à travailler. Il réprime donc la paresse, sa dangerosité, son impiété, et non la déraison, puisque les fous, comme les invalides, ne sont pas tenus responsables de leur condition. Quétel remarque que l’institution tient davantage d’un rêve baroque issu de la moralité chrétienne que d’une rigueur classique classant désirables et indésirables avec rationalité, et d’ailleurs ce rêve échoue. Il ne résout pas le problème de la mendicité et de l’errance. La pauvreté augmente et afflue dans les villes, la charité privée s’épuise à mesure que l’institution s’étatise et les finances publiques ne parviennent pas à la maintenir : les hôpitaux généraux, surpeuplés, tombent en ruines, la répression y prend le pas sur la charité.

L’enfermement est alors relayé par les dépôts de mendicité et les maisons de force. Ces dernières, dites aussi maisons de correction, abritent la majorité des fous enfermés – mais la majorité des fous n’est pas enfermée. En effet, la plupart des fous ne sont pas réduits à l’indigence et à l’errance, leurs familles s’en occupent et ce sont elles qui souhaitent parfois l’internement en maison de force, avec l’appui d’une lettre de cachet et contre paiement d’une pension. Ces maisons accueillent tous les mauvais sujets (libertins, ivrognes, débauchés, dilapidateurs, jeunes veuves tentées par une mésalliance, « crypto- ou infradélinquants » selon l’expression de Quétel), envoyés par leur famille qui craint le déshonneur. Parmi eux se trouvent les fous devenus dangereux ou ingérables. La lettre de cachet vient du roi, mais à la demande de la famille ou de la communauté des habitants dans 90 % des cas, non de la police ou de l’administration, celle-ci cherchant au contraire à limiter l’arbitraire et l’abus : elle vérifie les motifs parfois intéressés de ces demandes. Ainsi, la folie n’est pas diagnostiquée par le médecin, mais constatée par les proches et décrétée par le juge, en se fondant sur une description des comportements, qui n’use pas des termes savants de manie, mélancolie ou hystérie, mais raconte simplement qu’un tel a perdu la tête et ne sait plus ce qu’il fait.

D’autres fous se trouvent encore dans les hôpitaux généraux, parfois partiellement reconvertis en maisons de force, et dans quelques prisons datant du Moyen-Âge, comme les tours d’enceinte à l’abandon devenues tours aux fous ; et beaucoup ne quittent pas leur famille. La folie a ses crises, mais aussi ses intervalles et l’on apprend à vivre avec. Lorsque la famille vient à manquer, par exemple quand meurt la sœur ou la mère qui s’occupait du malade, il est placé parce qu’on ne sait plus quoi faire de lui. La communauté craint surtout sa tendance incendiaire, qu’elle soit ou non volontaire. Mais elle le plaint plus qu’elle ne le condamne. On ne le tient pour responsable que lorsque le crime est sacrilège (contre Dieu, le Roi ou la République).

Les fous représentent alors 5 % de la population de l’hôpital général, 15 % de celle des maisons de force. Celles-ci sont des congrégations religieuses que l’État a encouragées à se spécialiser de la sorte, à la frontière entre compassion et correction. Les congrégations d’hommes le font plus volontiers que celles de femmes et, en leur sein, la séparation reste de mise entre insensés et mauvais sujets, ou entre fous, pauvres, pénitents et élèves. La moyenne est trompeuse : certaines communautés n’acceptent aucun fou, d’autres en accueillent tant qu’ils représentent la moitié de leurs pensionnaires. L’hôpital général de Paris fait office de maison de force, la moins chère, donc la plus misérable, du pays. On y vient nombreux et de partout, à Bicêtre pour les hommes, à La Salpêtrière pour les femmes. Pour cette raison, il compte une proportion importante d’insensés, mais ils restent une minorité : 700 enregistrées comme folles (dont 300 épileptiques) sur les 7800 internées de La Salpêtrière. Le quotidien dépend de chaque établissement, de la pension versée par les familles, mais aussi de l’agitation ou non de l’insensé qui l’amène à être isolé et ligoté ou laissé libre de ses mouvements. En tout cas, il reste longtemps, s’échappe rarement, ne sort qu’à la demande de la famille.

Le traitement des vagabonds se durcit : il n’y a plus de tolérance ni de charité, des élites ou du peuple, à leur égard. Des dépôts de mendicité s’occupent de la répression et de la rééducation des mendiants valides. Cet enfermement donne lieu à de vraies captures, rémunérées par les autorités. Mais l’entreprise échoue de nouveau : les valides se révoltent ou s’échappent, ils restent moins d’un an en général, dans des conditions si déplorables que toute amélioration de leur sort ou de leur comportement est rendue impossible. Ceux qui restent, sans espoir d’en sortir, ce sont, comme toujours, les infirmes et les insensés qui connaissent une très haute mortalité par manque de nourriture et d’hygiène. Remarquons au passage qu’entre maisons de force et dépôts de mendicité, le grand renfermement date du XVIIIe et non du XVIIe siècle, comme le dit Foucault, et même plutôt du XIXe puisque la majorité des fous n’est pas internée avant l’époque de l’asile. Mais qu’est-ce que se tromper d’un siècle ou deux quand on est un grand penseur ?

La question de l’assistance se pose de manière de plus en plus pressante : comment prendre en charge les orphelins, les infirmes et les insensés ? Bien que mêlées aux mendiants et aux délinquants, ils ne sont pas jugés de la même manière par la société, ils n’en partagent pas les torts et ont besoin de soins appropriés. La philanthropie prend alors le relai de la charité, en affirmant que la société crée la misère et doit donc la réparer. Ses acteurs découvrent l’état effroyable des misérables reclus dans les maisons, les dépôts et les hôpitaux, en particulier des insensés, parfois enfermés dans des cages, chargés de chaînes. Ils prennent conscience qu’une institution spécifique doit leur être consacrée, où l’internement servirait de remède à la folie et non seulement de gardien de la folie. En même temps, l’administration royale favorise les sorties, elle mise sur une amélioration ou des intervalles à la folie et rappelle que l’internement peut la rendre chronique. De plus en plus souvent, les lettres de cachet n’accordent que des internements temporaires. Bien que des réformes de fond soient nécessaires, l’État affaibli n’est pas en mesure de les mener.

Les cahiers de doléances demandent justement une assistance publique spécialisée et l’arrêt des lettres de cachet (qui, dans le cas des fous, protégeaient de l’intromission des proches et des voisins plus souvent qu’elles n’imposaient la volonté du souverain). La Révolution met fin à cette prérogative royale, puis aux congrégations religieuses et donc aux maisons de force. Elle proclame que l’assistance est un devoir de l’État, qui doit être financé par l’impôt et non la charité, et administré de manière laïque. Un Comité de mendicité est chargé des réformes, mais il manque de moyens. Bien des fous restent où ils étaient (les congrégations continuent à fonctionner officieusement), d’autres divaguent, à l’abandon, et rejoignent les vagabonds. Ils finissent souvent dans les dépôts de mendicité, tandis que l’hôpital de Paris, de plus en plus surchargé et mal en point, accueille toute la misère du monde. La question de l’assistance n’est pas résolue par la Révolution ni par l’Empire ou la Restauration – il faudra attendre la Monarchie de Juillet. Cependant, le courant philanthropique se poursuit, les fous sont affranchis de leurs chaînes, la psychiatrie apparaît au tournant de 1800, elle cherche moins à surveiller qu’à soigner.

En effet, la réflexion philosophique sur la folie ne s’est jamais interrompue, préparant l’apparition de la psychiatrie. Les débats ont peu changé. La folie concerne l’âme, et l’on est dualiste avec Descartes ou moniste avec Spinoza. Elle relève des passions, comme le remarquaient déjà les stoïciens, ce qui amène les philosophes à se faire moralistes et les médecins à se faire psychologues. Mais la spéculation de l’époque croise toutes ces approches. Le XVIIIe siècle multiplie les nosographies : comme on classe tous les phénomènes de la nature, de même on classe les maladies, y compris les maladies mentales. Il disserte aussi sur l’anatomie, à la recherche de lésions dans le cerveau qui causerait les troubles mentaux. Ces publications sont destinées à un vaste public éclairé et curieux, pas seulement aux spécialistes. On rit des anciennes superstitions, de la possession par le démon ; on croit alors vapeurs, qui remplacent les esprits du Moyen-Âge.

Et comment la raison parle-t-elle de la déraison ? Voici la définition de L’Encyclopédie : « S’écarter de la raison en le sachant, mais à regret parce qu’on est esclave d’une passion violente, c’est être faible ; mais s’en écarter avec confiance et dans la ferme persuasion qu’on la suit, voilà ce me semble ce qu’on appelle être fou ; tels sont du moins ces malheureux qu’on enferme, et qui peut-être ne diffèrent du reste des hommes que parce que leurs folies sont d’une espèce moins commune et qu’elles n’entrent pas dans l’ordre de la société. » On est loin de la séparation absolue et stigmatisante que dénonce Foucault.

Les traitements aussi ont peu changé : des pèlerinages aux contentions, de la pharmacopée fantaisiste à la thérapie relationnelle. Le baroque s’en mêle : certains prétendent extraire une pierre de folie du cerveau, par intervention chirurgicale, d’autres organisent des processions dansantes où tous les participants se contorsionnent. Les vapeurs se guérissent, paraît-il, avec des humectants : boissons, bains, bandage mouillé sur le crâne rasé. Le XVIIIe siècle ajoute ses découvertes aux remèdes miracles : l’électricité et le magnétisme. La thérapeutique de l’âme n’est pas abandonnée, avec sa dimension morale, développée en particulier par les Anglais, philanthropes à l’origine des asiles modernes, modèle en la matière dans toute l’Europe.

Foucault avance que la folie est devenue une maladie et un mal au sens littéral, une faute morale, au XIXe, mais le discours moral sur la folie a toujours existé comme la réponse répressive qui lui correspond (ainsi que le discours médical et sa réponse thérapeutique, je l’ai déjà montré). Rappelons la possession par le démon des sociétés anciennes, la punition du péché ou de la démesure des hommes par Dieu ou les dieux, ou l’éducation des passions proposée par les stoïciens. En vérité, la modernité juge moins le fou, cherche davantage à le comprendre et désire le soigner. Les philosophes se posent la question de leur propre bon sens. De Descartes à Hume, ils doutent de l’évidence de leurs sens et de leur pensée.

Foucault raconte que le fou devient objet au moment même où, au contraire, il devient sujet. Il évoque un paradis perdu qui n’a jamais existé : une folie qui n’aurait pas été pathologie, une déraison qui aurait donné libre cours à ses élans créateurs, faisant l’éloge du génie de la folie pour mieux mépriser la science et son positivisme, ce qui n’étonnera pas : respect des faits, épreuve du réel, précision de la formulation, rigueur du raisonnement, goût de la clarté, quoi de plus éloigné de sa pensée ? Quant à l’opposition entre arts et sciences, je ne vais pas m’attarder à de telles sottises (dont j’ai déjà traité ici et ou encore ici). Notre philosophe, de toute évidence, se croit artiste, artiste de la langue, grand écrivain, avec ses phrases aux tournants interminables qui s’enlisent dans l’emphase. « Ruse et nouveau triomphe de la folie : ce monde qui croit la mesurer, la justifier par la psychologie, c’est devant elle qu’il doit se justifier, puisque dans son effort et ses débats, il se mesure à la démesure d’œuvres comme celle de Nietzsche, de Van Gogh, d’Artaud. Et rien en lui, surtout pas ce qu’il peut connaître de la folie, ne l’assure que ces œuvres de folie le justifient. » Aïe, la syntaxe.

Je vois bien ce qu’il veut faire : de l’histoire à la manière de Nietzsche, préférer le sens à la vérité, se faire artiste de la destinée, créer des mythes. Mais n’est pas Nietzsche qui veut. Déjà Nietzsche savait écrire, tandis que j’ai rarement rencontré un style aussi lourd, ampoulé, à la fois maladroit et maniéré que celui de Foucault. À vrai dire, je ne demande pas à un philosophe d’écrire bien et j’évite autant que possible de critiquer le style de quelqu’un, qui est comme son visage, l’incarnation de son âme, mais puisque j’entends louer partout « son style brillant », j’aimerais qu’on me dise de quoi on parle. Brillant connote au moins la clarté, que je peine à trouver chez lui. Quant à remplacer l’histoire par le mythe, le nazisme en a donné l’exemple (et l’extrême-droite continue de jouer à ce jeu), on pourrait peut-être y repenser à deux fois après avoir vu les conséquences.

Justement, revenons à l’histoire. Avec le XIXe siècle naît la psychiatrie, spécialisation de la médecine, consacrée à la maladie mentale, et son institution, l’asile, dans la continuité de la réflexion philosophique sur la folie et de l’action philanthropique contre la misère. Philippe Pinel en est l’un des acteurs les plus célèbres de cette transformation : il rappelle l’humanité du fou, invite au dialogue et à l’observation, sans intervention. La déraison n’est pas l’absence de raison, mais une contradiction au sein de la raison qui cherche à se résoudre. Il faut s’appuyer sur cette raison du sujet, s’adresser à sa conscience. Le fou n’est plus enfermé entre les murs de sa loge et de sa pensée. Traité avec douceur et compassion, il recouvre sa dignité, reprend confiance. Il s’agit moins de supprimer ses passions, à la manière stoïcienne, que de les équilibrer entre elles. Mais la réalité du service confronte à des cas difficiles et d’innombrables patients, elle oblige à recourir à l’autorité et à la contrainte.

Si, en France, Pinel est l’inventeur de la psychiatrie, son collaborateur Esquirol est celui de l’asile : il souhaite guérir par l’enfermement même, qui préserve et apaise le sujet. Dans une architecture transparente, où personne n’échappe à la surveillance (mais la surveillance permet de se passer de la contention), s’organise une communauté si sage, industrieuse et ordonnée que le fou ne saurait que recouvrir la raison ou du moins apprendre à se réinsérer dans la société qui l’attend au-dehors. L’asile partage avec la révolution le rêve d’une transformation de la nature de l’homme par son environnement, où le collectivisme le guérirait de son individualisme.

Les deux types de traitement montrent vite leurs limites : la folie reste le plus souvent incurable. La violence n’a pas quitté les lieux. En cas de trouble ou de résistance, la camisole et les douches ont remplacé les chaînes et le fouet. Certains psychiatres prescrivent de véritables dressages, comme la rééducation agressive d’un Leuret, à l’origine du comportementalisme actuel. D’autres, comme Lasègue, cherchent le principe de la guérison chez le malade et s’interrogent sur le rôle joué par la personnalité du médecin, présageant la psychothérapie.

Avec la loi de 1838, chaque département doit se doter d’un asile d’aliénés, où le placement sera volontaire ou contraint – encore à la demande des proches ou de la communauté. L’enfermement se médicalise. Pour la première fois, il concerne tous les fous, plus seulement les dangereux, les ingérables ou les indigents. Puisque l’asile est censé soigner, tous peuvent et devraient s’y rendre. Le XIXe siècle connaît un boom asilaire qui se poursuit au XXe (jusqu’en 1969) : la demande ne cesse de croître, les locaux sont toujours insuffisants. L’administration, loin d’encourager le mouvement, cherche à le freiner. Cette croissance s’explique entre autres par le passage de la famille rurale et élargie à la famille restreinte et citadine : ce nouveau mode de vie ne permet plus de s’occuper du fou comme autrefois, ses vagabondages et ses divagations ne trouvent plus de place.

Dès son apparition, l’asile a été critiqué : il coûte cher et ne résout rien, la folie qui ne survient que par intervalles y devient chronique et la surpopulation rend impossible le traitement individuel, enfin il sert l’intérêt des familles et non du patient. Ici et là, on cherche à l’améliorer : changer l’architecture en introduisant des pavillons et des jardins, introduire dans le traitement plus de liberté et de loisir. L’asile caserne devient l’asile campagne. Mais le plus souvent, il reste ce qu’il a toujours été. Les gardiens fréquentent les malades plus que les médecins. La vie est contrôlée et très occupée, la régularité et l’industrie aidant à retrouver la raison ou du moins à se rendre utile. La plupart des internés travaillent (par exemple, les femmes dans la confection) et pas peu : 10 h par jour au XIXe, 8 h au XXe. Mais ils ont aussi leurs loisirs, dont le fameux bal des fous.

Aux thérapies de choc déjà connues s’ajoutent l’ablation des ovaires ou la castration dans bien des pays d’Europe – les Français se prononcent contre. On condamne unanimement la masturbation, responsable de tous les maux. Les barbituriques permettent de prescrire des cures de sommeil. Les fous refusent souvent de se nourrir – l’une des premières causes de mortalité dans les asiles – et il faut alors les y forcer. L’ordre couve le chaos. « Le maître absolu de l’asile, c’est l’asile lui-même qui, tel Chronos, dévore ses propres enfants », souligne Quétel. L’institution va mal, mais on ne sait plus faire sans. Elle reste en place jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

En son sein, la réflexion se poursuit, elle semble servir à apaiser l’angoisse des médecins face à l’inconnu et sans doute l’inconnaissable de la folie. Les classifications ne cessent de se renouveler, d’anciens concepts sont redéfinis (hystérie, épilepsie), de nouveaux apparaissent (distinction entre névroses et psychoses). La folie s’élargit. L’alcoolisme concerne une grande partie des internés, tout en occupant peu de place, en proportion, dans les théories du temps. On s’intéresse à la toxicomanie (l’opium au premier chef) et surtout à la sexualité et ses anomalies (Krafft-Ebing établit les catégories de sadisme, masochisme et sadomasochisme). Même l’art de la poésie ou l’amour exagéré des animaux de compagnie peuvent être considérés comme pathologiques. Avec la Première Guerre mondiale se développe une réflexion autour de ce que nous appellerions aujourd’hui le traumatisme : l’obusite désigne une commotion émotionnelle, une peur panique qui ne quitte pas le soldat pris dans les explosions. La psychanalyse explore quant à elle le fantasme : la réalité psychique que révèlent les rêves et les associations libres. Freud aurait voulu qu’elle complète la psychiatrie, mais en France les psychiatres se montrent hostiles à une théorie qu’ils considèrent comme peu scientifique et les deux disciplines entrent en rivalité.

à suivre

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