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Se dépenser
Marcher. Entrer dans la lumière qui givre les joues et craque autour des pas. Ouvrir les murs à la recherche d’un arbre, de son bruissement sentimental. Laisser défiler les représentations, les réelles et les imaginées. Se tromper sur les visages et sur son nom. S’arrêter à la flaque d’une idée. Collectionner les éclats de ciel…
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Lointaine
Comme elle lui plaisait cette ville rose. C’était qu’elle avait grandi dans une ville bleue alors une ville rose … Comme elle lui manquait tout de même sa ville bleue – avec ses toits d’or. Le seul lieu qui lui soit intérieur et soit même son intériorité. Pour se décrire, elle l’aurait décrite. Son…
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Ombre perdue
Le printemps ressemble à l’automne. Ciel blanc. Des jours que je ne vois mon ombre. Peut-être est-elle partie clandestine d’un nuage, partie vers sa patrie, le Sud, pour y vivre sa vie d’ombre, silencieuse et fantasque… Je l’imagine dansant sur un mur rose et coupée par son angle.
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Des rues
des rues minces comme des coulisses dans une ville aux façades de théâtre des rues canaux, préservant leur coeur sauvage d’une marge d’eau des rues où l’on est encore chez soi, un bol de café entre les mains au petit matin, les pieds sous le drap du soleil des rues au nom de sombre renoncement (ici Schopenhauer) où passent…
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Au pays des fées
Promenade du soir. Dans la forêt des serres mystérieuses dont émane un son sourd et soutenu. À l’intérieur des fleurs de carotte géantes sous un soleil de mars. Sur le pied s’effondre la motte moelleuse d’une taupe.
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Mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde
En titre, un vers d’Ilarie Voronca.
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En attendant le rayon vert
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Coeur d’artichaut
“Avoir un coeur d’artichaut. Familier. En parlant d’une femme, plus rarement d’un homme. Avoir le coeur trop tendre et le donner sans discernement à autant de personnes qu’il y a de feuilles sur celui de l’artichaut.” (Cnrtl)
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Passavamo sulla terra leggeri
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Disparaître, dit-elle