Que penser de l’avortement ?

Sur cette question, formulée à l’américaine, comme toujours dans les débats actuels, s’opposent les pro-life et les pro-choice, ceux qui défendent la vie de l’enfant, son droit à l’existence dès sa conception et ceux qui défendent le choix des femmes, leur droit à disposer de leur corps, à décider si vivre une grossesse et avoir des enfants. Le problème est unique en son genre : malgré les comparaisons que chacun essaye d’établir afin d’étayer ses arguments, il n’existe pas de situations comparables. Notre conception du droit, fondée sur l’unicité de la personne, se heurte à une personne double, deux en une.

Les camps comportent leurs extrêmes qui me remplissent d’une même horreur. D’un côté, au Brésil, une foule de croyants qui invectivent une fillette de 10 ans violée par son oncle, accompagnée par sa mère à l’hôpital afin d’avorter. De l’autre, des féministes qui militent sans cas de conscience pour que l’avortement soit possible jusqu’à la naissance, alors même que l’enfant peut vivre en couveuse bien avant, indépendamment de sa mère, et ce type de législation s’applique déjà au Canada : l’avortement est légal jusqu’à la naissance, quelle qu’en soit la raison, bien que peu de médecins le pratiquent au-delà de 23 semaines.

Considérant l’avortement comme un meurtre, les pires pro-life ne tolèrent pas d’exception, sous aucune circonstance. Il leur arrive de conseiller aux femmes qui veulent avorter de donner naissance à leur enfant, puis de l’abandonner à l’adoption. Feignant d’ignorer qu’une femme prête à avorter ne l’est pas à abandonner, ce pour quoi elle avorte, ils méprisent ainsi ce lien mère-enfant qu’ils prétendent révérer. Les pires pro-choice développent une sorte de culture de mort. Ils décrivent l’enfant comme un cancer qui habiterait la femme et dont elle devrait se débarrasser à tout prix. L’argument le plus absurde que j’ai entendu au sein de cette tendance avançait que l’enfant n’avait pas choisi de vivre et que l’acte même de le concevoir était une violence envers lui.

On se demande comment on peut rivaliser comme ça d’inhumanité en prétendant défendre l’humanité. Il semble qu’on ne fait jamais autant de mal qu’en étant convaincus d’agir au nom du bien. Je vais éviter ces extrêmes, sachant que la plupart des gens se situent entre eux, et décrire les positions plus modérées de chaque camp.

On décrit les pro-life comme des fanatiques religieux, mais leur position se fonde en grande partie sur la science. Il ne s’agit pas de l’âme que Dieu insufflerait à la conception, mais de la vie humaine qui s’amorce dès la conception, ce que montre de plus en plus précisément la science, détaillant une sensibilité et une conscience de plus en plus tôt. Les avancées en embryologie et les découvertes sur la vie in utero ont apporté bien plus d’arguments aux pro-life que les doctrines religieuses.

On décrit les pro-choice comme des féministes idéologues qui appliqueraient leurs principes simplistes d’indépendance sans prendre en compte la réalité et sa complexité, alors qu’au contraire, elles ont conscience que la réalité est plus complexe que l’idée qu’on s’en fait et que le bien et le mal ne sont pas aussi tranchés qu’on le voudrait.

La plupart savent qu’il vaut mieux éviter l’avortement. On ne souhaite un avortement à personne. Si ce n’est pas une épreuve pour toutes, ce n’est pour personne une partie de plaisir. Elles ne le prennent pas à la légère, mais le considèrent comme une option indispensable pour les femmes, dont la vie est façonnée par la maternité et qui doivent pouvoir en décider. Elles n’y voient pas un substitut à la contraception, comme le prétendent leurs détracteurs, mais la seule solution à une situation invivable, que ce soit au niveau économique ou affectif.

Les femmes y ont recours, qu’il soit légal ou non, mais elles mettent leur vie en danger ou dégradent leur dignité dans l’illégalité ; et leurs choix montrent qu’elles n’abusent pas de l’avortement s’il est légal. Au Canada, que je prenais plus tôt comme exemple d’ultralibéralisme, l’avortement a lieu dans 90 % des cas lors du premier semestre, il concerne principalement des femmes jeunes (18-29 ans) et, malgré son extension et son accessibilité, le nombre d’avortements n’est pas plus haut qu’ailleurs.

L’opposition entre pro-choice et pro-life reprend le partage classique entre gauche et droite, progressistes et conservateurs. Cette polarisation politique se comprend, entre autres, par la situation où nous sommes, celle de la libération sexuelle, où une femme a de multiples partenaires, qu’elle ne considère pas comme des pères potentiels et qui eux-mêmes ne veulent pas l’être. Elle tombe enceinte si la contraception échoue et remédie alors comme elle peut. À ceci, les conservateurs répondent qu’il faut interdire ou limiter plus strictement l’avortement, afin que les femmes soient plus sélectives et que les hommes prennent de nouveau leurs responsabilités, mais le feront-ils ? Ou les mères célibataires seront-elles de plus en plus nombreuses ? Les conservateurs remarquent également que l’avortement avait autrefois son utilité pour contrôler la fertilité, mais que la contraception suffit à cela aujourd’hui.

Chaque camp avance armé de son lot de statistiques et de témoignages : d’un côté, la hausse du nombre d’avortements lorsqu’il est légal, ou sa constance même lorsque la contraception est disponible, qu’accompagnent les récits de celles qui regrettent leur avortement ou de celles qui ne regrettent pas l’enfant qu’elles ont finalement décidé d’avoir ; de l’autre, les récits de celles qui ne regrettent nullement leur avortement ou de celles qui regrettent d’avoir eu leur enfant, ainsi que la hausse de la mortalité maternelle dans les pays où l’avortement est illégal et la précarité des mères célibataires, ou des mères tout court. Cette mêlée d’armes montre avant tout que le monde est complexe et qu’il n’est pas aussi simple d’établir la justice que le prétend le militantisme.

Les noms qui désignent ces camps sont trompeurs : les pro-choice défendent les droits de femmes qui n’ont le plus souvent pas le choix, elles ne trouvent pas d’autres solutions à leur situation (très peu de femmes décident d’avorter de gaîté de cœur ou dans une totale indifférence) et les pro-life ne militent pas pour la vie, il suffit de considérer leurs positions sur l’écologie ou le port d’armes, ils défendent tout au plus la vie humaine, ou la maximisation de la fertilité, ou le confinement des femmes dans leur rôle de mère.

À l’inverse, il est paradoxal de voir des pro-choice militer pour la dignité des animaux, jusqu’aux insectes, s’attendrir sur la souffrance des abeilles et ne pas s’interroger sur ce qu’implique un avortement et la capacité à souffrir d’un embryon. Les deux tendances politiques prennent sur ce sujet une position pleine de contradictions. À moins que la cohérence ne soit pour les uns : seule la vie humaine a une valeur et pour les autres : toute vie a une valeur, sauf justement la vie humaine, considérée de plus en plus souvent comme un parasite sur la planète.

Par ailleurs, la vie est-elle une valeur absolue, une valeur qui permet de décider du bien et du mal ? Je ne crois pas. Le fondement de la morale est la souffrance, c’est l’ultime réalité qui assure du monde et de soi, sert de critère pour départager le bien du mal et guide en conséquence l’action. Et quelle souffrance prendre en compte ici ? Celle de l’embryon, certes, mais celle de la mère ne compterait pour rien ? Un (nouvel) enfant bouleverse sa destinée. Et ne prend-elle pas en compte la souffrance de l’enfant en puissance en même temps que la sienne, préférant ne pas lui donner de vie qu’en donner une qui soit d’abandon, d’aliénation ou de négligence ? Ce qui ne signifie pas qu’il faille à tout prix éviter la souffrance, inséparable de la vie elle-même, mais je voudrais revenir à cette sensibilité pour juger et le jugement devient bien plus difficile à porter. Si on regarde la vie s’amorcer dans le ventre de la mère et ébaucher très vite une forme humaine, on devient pro-life, mais si on regarde la vie autour de ce ventre et les liens si complexes qui enserrent la mère, on devient pro-choice – non dans le sens où on l’inciterait à avorter, mais où on lui laisse la possibilité d’en décider. En outre, certaines femmes ne sont pas faites pour être mères, elles le savent et il vaut mieux qu’elles ne le soient pas.

Le débat sur l’avortement se limite souvent à une définition de la personne : quand l’embryon puis fœtus devient-il une personne, avec des droits, notamment le droit à la vie ? Humain, vivant, il l’est depuis le début, mais quand devient-il une personne ? Et qu’est-ce qu’une personne ? une conscience ? une sensibilité ? une intelligence ? un cœur battant ? un cerveau connecté ? Ceux qui sont privés de conscience, de sensibilité ou d’intelligence, par constitution ou à la suite d’un accident, sont-ils moins des personnes que nous ? Je ne sais pas si on a le moyen de décider, de manière certaine, de ce moment où l’on devient une personne. Tandis que nos connaissances amènent à situer cet avènement de plus en plus tôt, l’évolution de la société le reporte de plus en plus tard. Actuellement, on situe la perception de la douleur à 12 semaines et les premières ondes cérébrales à 8 semaines, or, tout récemment, la législation française a repoussé les limites de l’avortement de 12 à 14 semaines. Que la limite entre personne et non-personne soit en partie arbitraire amène les conservateurs à affirmer qu’il n’y a pas de limite : l’être humain est une personne dès sa conception. Il y a cependant une évolution, une différence entre les stades qu’on ne peut nier, un avènement progressif. Eux-mêmes conviendront qu’un avortement à 1, 3 ou 6 mois n’est pas équivalent.

On s’étonnera peut-être que je puisse dialoguer aussi ouvertement avec les pro-life, mais si je ne suis pas d’accord avec eux sur bien des points, je trouve qu’ils ont raison sur d’autres. Ils nous rappellent que l’avortement n’est pas indolore, ni pour la femme ni pour l’être qu’elle porte, alors qu’aujourd’hui on interdit à cette douleur de s’exprimer, même si la femme la choisit sans regret, pour en éviter d’autres. Surtout, je voudrais qu’on puisse dialoguer afin d’atteindre la vérité au lieu de répéter chacun de notre côté la doctrine que notre camp d’appartenance nous a inculquée.

On pourrait rétorquer que le choix appartient à chacune, dans sa conscience, et non à la communauté. Je le pense, pour l’essentiel du moins. Mais il y a une limite à ce raisonnement. Peut-on être totalement indifférent à un avortement autorisé jusqu’à la naissance ou pratiqué pour des raisons injustes comme le choix du sexe, ou bien d’autres données physiologiques et psychologiques que nous pourrons bientôt récolter in utero, par exemple l’orientation sexuelle ou les capacités cognitives ? En effet, l’avortement sans restriction ouvre la porte à l’eugénisme : on avortera dès que l’enfant ne correspondra pas aux attentes. Peut-on agir comme si une telle pratique dans la société qu’on habite ne nous concernait pas ? Sans doute on le peut, l’individualisme nous y incite : « que chacun fasse comme il le souhaite, la vie des autres ne me concerne pas », sauf que si, cela nous concerne : une société fondée sur ces principes et ce dès la naissance changera peu à peu au point d’être méconnaissable. Et nous-mêmes nous changerons au point d’être méconnaissables si nous devenons aussi indifférents au sort de nos semblables.

Les féministes pleurent les 150 millions de filles manquantes en Asie, victimes d’un avortement sélectif ou d’un infanticide à la naissance (ce chiffre concerne en ordre décroissant la Chine, l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, l’Afghanistan, Taïwan et la Corée du Sud). À raison, elles décrivent ce phénomène comme un massacre de masse, un crime contre l’humanité, mais elles reconnaissent ainsi, implicitement, ce que l’avortement comporte de meurtrier. Pour elles, c’est comme si le choix de la femme décidait de la nature de l’acte : si elle choisit, ce n’est pas un meurtre et si elle ne choisit pas, c’en est un. Pourtant, au sens strict, une vie s’arrête, il s’agit de tuer, même si le terme de meurtre peut être interrogé en ce qu’il ne s’agit pas d’un être humain pleinement formé, d’une personne comme vous et moi. Pour rappel, 56 millions d’avortements ont lieu chaque année, mettant un terme à 25 % des grossesses.

La plupart des gens posent des limites à l’avortement : pas au-delà d’une certaine durée et, au-delà de cette durée, selon certains critères d’exception. Ils se situent donc à mi-chemin entre les pro-choice donnant tout pouvoir à la mère et les pro-life donnant tout pouvoir à l’enfant. Ils laissent aux femmes le choix, mais circonscrivent ce choix, selon des limites que les femmes adoptent d’ailleurs d’elles-mêmes, d’instinct. De même, presque tout le monde estime que, pour le bien de la femme comme de l’embryon, il vaut mieux procéder le plus tôt possible. Autrement dit, tout un chacun (et surtout tout une chacune) pressent la complexité de la situation. Or il devient de plus en plus difficile d’aborder ce sujet avec nuance et mesure afin d’informer au mieux nos décisions. Évitons les excès, rien que par délicatesse, parce que le sujet est douloureux. Les militants se réclament de cette douleur pour surenchérir dans la brutalité au lieu de se montrer de plus en plus précautionneux.

J’entends souvent les pro-life affirmer que les femmes demandent aujourd’hui l’avortement par commodité, parce que ce n’est pas le bon moment, traitant la vie humaine comme un produit de consommation, qui doit être délivré selon notre désir. Mais la première raison à l’avortement autour de moi est l’incapacité à subvenir aux besoins d’un (autre) enfant – et les chiffres officiels en France confirment cette forte corrélation entre niveau de vie et avortement, celui-ci est bien plus fréquent chez les femmes défavorisées. Si les pro-life souhaitent véritablement défendre les enfants à venir, ils devraient remédier à la précarité des mères. C’est le principal reproche que je leur ferais : ils veulent interdire l’avortement pour changer la société, alors qu’il faudrait changer la société pour que l’avortement soit de moins en moins nécessaire, parce que s’ils l’interdisent dans une société inchangée, ils créeront davantage de souffrance. Leur culture politique témoigne de leur goût pour la prohibition, elle se caractérise par sa brutalité, son manque de finesse. Ils espèrent dissiper les dilemmes de la condition humaine en les faisant disparaître de leur vue : voilà, c’est interdit, ça n’existe plus – sauf que si, ça existe et l’on n’a rien résolu.

Par exemple, que faire en cas de viol ? Comment ne pas laisser à la femme la décision de porter l’enfant de son violeur ou non ? Et avec la difficulté à prouver les viols, il faut adopter une politique plus libérale afin de leur laisser ce choix. Certaines ne supporteront pas d’avoir un enfant de cet homme et de se voir rappeler sans cesse leur traumatisme. D’autres affirmeront que l’enfant n’est pas responsable des fautes du père et qu’une bonne chose est née d’une mauvaise. Qui a raison ? C’est une fausse question. Toutes ont raison. Elles font sens avec la vie comme elles peuvent. Elles suivent leur instinct qui sait mieux qu’elles, mieux que nous les mères qu’elles seront. Et je ne pense pas qu’on puisse affirmer, par avance et dans l’abstraction, ce que sera notre réaction dans un cas comme celui-là. On se connaît si mal.

À l’inverse, les féministes ne perçoivent pas que le patriarcat s’exprime aussi dans l’avortement. Regardons les femmes qui décident d’avorter parce que les hommes les y incitent par leur refus ou leur réticence à être pères. Sont-elles vraiment libres de leur choix ? Comme les féministes le soulignent à juste titre au sujet de la prostitution, la notion de choix n’est pas aussi simple qu’elle paraît. Notre culture cherche aussi à convaincre les femmes que leur vie sera gâchée si elles ont un enfant trop jeunes, ou un enfant tout court. J’ai entendu des témoignages tout opposés : avoir un enfant précipite la maturité, obligeant à devenir soi bien plus vite, et une telle responsabilité donne sens à l’existence. La vie prend une voie imprévue, mais qui n’est pas pour autant vouée à l’échec.

Plus généralement, il faudrait arrêter de prendre position sur l’avortement en opposant les droits de l’embryon ou du fœtus à ceux de la mère. Bien qu’ils puissent entrer en conflit, leurs intérêts sont le plus souvent partagés et c’est en considérant cette communauté qu’ils forment que nous trouverons la meilleure solution. Pas la peine non plus d’opposer les hommes aux femmes sur le sujet, en se récriant contre le patriarcat : il y a des hommes pro-choice comme des femmes pro-life ; et peu de femmes ne mettent aucune limite à l’avortement, certains sondages montrent même qu’elles sont en moyenne plus restrictives que les hommes ; et bien des hommes défendent leur propre liberté (du sexe sans engagement ni conséquence) et non celle des femmes en prenant fait et cause pour l’avortement. La différence d’opinions ne s’explique pas par la différence des sexes. Les femmes n’ont pas attendu la science pour savoir qu’elles portaient en elles un être vivant et sentient et elles savent mieux que quiconque la responsabilité dont elles sont investies.

5 commentaires sur “Que penser de l’avortement ?

  1. Tu as raison, Joséphine : même s’il y a, très probablement, dans chaque chaque camp, des personnes modérées, la tendance du débat est de conduire à une polarisation sur des positions souvent caricaturales vis-à-vis desquelles il est demandé à chacun de se situer. Et cela, sur toutes les questions, en fait.

    Tout effort fait pour recadrer les choses est utile. Donc merci.

    Aimé par 1 personne

  2. Josephine, vos articles sur les sujets dits « sociétaux » sont très intelligemment écrits et courageusement publiés. Merci!
    Je voulais revenir sur les « pro-life », dont je suis. Comment l’être sans militer, défiler, juger, provoquer…? Si je suis employeur, je félicite mon employée à chaque annonce de congé maternité qui me met dans la galère. Si je suis mère de jeunes ados je leur explique bien comment on fait les bébés et que les passions amoureuses ont d’immenses et magnifiques conséquences. Si je suis mère (ou tante, ou autre) de jeunes gens, je glisse souvent dans les discussions que je suis prête à me réjouir avec eux et à les aider si un bébé surprise se pointe. Si je suis en capacité de le faire, je fonde une grande et rayonnante famille qui témoignera d’elle-même. Si j’ai de l’énergie, je fonde une association qui accueille les femmes enceintes en difficultés (ça existe!). Oui, « être contre l’avortement », être « pro-life », ce sont tous ces petits ou grands gestes qui changent doucement la société, comme vous le dites. Heureusement, elle a déjà changé et permet aujourd’hui à toute femme d’accueillir son bébé avec des aides financières de la CAF. Fini aussi l’opprobre sur la fille-mère. Ouf! Fantine n’aurait plus ici et maintenant le tragique destin qu’elle a connu pour l’amour de sa Cosette…

    Aimé par 2 personnes

    1. Je ne vais pas vous contredire, Jehanne, je suis d’accord avec vous, du moins sur l’essentiel, et je vous remercie de vous exprimer avec autant d’enthousiasme.
      Les pro-life ont mauvaise presse, du moins dans le cercle où je vis ; et pour comprendre mon approche dans cet article, il faut savoir que je suis exclusivement entourée, depuis toujours, par des pro-choice, qui doivent composer aussi l’essentiel de mes lecteurs – sauf l’amie que nous avons en commun 🙂 J’ai d’ailleurs perdu deux abonnés après cette publication, ce qui m’importe peu, mais témoigne de mon entourage.
      Quoi qu’il en soit, merci ! Il est important d’entendre les meilleurs parmi les pro-life, qui parlent depuis leur amour des femmes et des enfants et agissent avec douceur pour changer la société – loin des excès des républicains américains.
      Ma seule réticence, et ce pourquoi je suis aussi pro-choice, c’est que j’ai conscience de la variété de la nature humaine, je comprends que d’autres femmes ne pensent pas et ne ressentent pas comme moi, je sais que toutes ne sont pas entourées de la bienveillance que vous décrivez, et je veux leur laisser une marge d’action.
      Non par indifférence et relativisme (« chacun sa vie, chacun ses choix »), mais par prudence et respect, parce que je prends en compte l’unicité de chacun et je sais que la vie n’est pas simple.
      Je ne sais pas si la provocation marche pour convaincre. La simple information suffit. La description de ce qu’est l’avortement.
      En effet, on peut se demander pourquoi l’avortement reste courant alors même qu’il est moins nécessaire qu’auparavant – entre contraception, soutien financier, reconnaissance sociale. Je n’ai pas la réponse. Mais je trouve que les pro-life sont inutilement censurés et diabolisés dans ce débat.

      J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s