littérature

  • La perfection ou la vie ?

    C’est quelque chose qui bat au vent. Une peau, un drap ? un volet, un loquet ? ou une branche, un poing ? Ça danse et se déglingue, rythme soutenu qui pourtant cloche. Voilà comment j’entends la prose de Pierre Michon, une splendeur en haillons, une magnificence mitée, le visage d’or délicat d’une jeune fille fuyant son père…

  • L’épaisseur

    Il y a une épaisseur du langage qui ne tient pas à la longueur de la phrase ou à la grosseur du livre. Elle tient aux mots, à leur pâte, levée à la graine des choses. Des mots riches qui charrient l’indistinct crevé d’éclats, des mots feuilletés qui s’effeuillent avec une bonne odeur de beurre,…

  • La simplicité

    J’aime la simplicité parce que je suis compliquée. Je ne peux penser sans arrière-pensées, dire sans contredire, voir sans revoir, désirer sans détruire… Distraite et incertaine, la simplicité me concentre et m’éclaircit. Je ne recule pas devant l’effort jouissif de la pensée qui se gravit et se surmonte. Mais c’est l’évidence qui m’enchante. Comme elle…