goût

  • L’esprit de sérieux

    L’un des plus grands dangers, en écrivant, c’est l’esprit de sérieux, qui n’est pas la gravité vraie. Celle-ci porte à la gaîté, comme toucher les profondeurs ramène à la surface. L’esprit de sérieux part sans doute d’un bon sentiment, d’une volonté de bien faire, mais il a quelque chose de borné, d’obtus, de convaincu de […]

  • Généalogie du goût

    Au début, il y eut la fadeur. Simple bien que riche, d’une plénitude à la fois rassurante et angoissante, comme toute plénitude, d’une blancheur cassée, d’un sucré amer : le lait. Étrangement semblable aux os qu’il constitue et reconstitue, comme s’il passait dans le corps de l’état liquide à l’état solide. Lourd d’une chaleur moite […]

  • Trois pelés et un tondu

    Pour qui écrit-on ? Non pas pourquoi mais pour qui. Pourquoi renvoie de fil en aiguille (pourquoi se lever, manger, marcher, etc.) à vivre ou mourir, être ou ne pas être. Pour qui est plus juste. Toute parole est adresse. Alors adresse à qui ? L’écriture imagine son lecteur. Même l’écriture pour soi dans l’intimité de sa […]