Le sexe est-il une mythologie ?

Rendons visite aux gender studies.

Je confesse mon ignorance en la matière, mais j’en ai un aperçu dans un entretien entre Valentine Faure et Éric Marty, publié dans Le Monde et intitulé « La notion de “ genre ” est amenée à se substituer à celle de “ sexe ” ». « Professeur de littérature française à l’université et éditeur des œuvres complètes de Roland Barthes, Éric Marty décrit l’avènement des “gender studies” et ce qu’il advient du corps après l’entreprise moderne de déconstruction des identités sexuées. […] Dans Le Sexe des Modernes […], il retrace […] l’aventure du partage entre sexe et genre, depuis les entreprises déconstructrices des années 1960 jusqu’au triomphe contemporain de la notion du genre, cette “ nouvelle évidence universelle ”. »

Nouvelle évidence universelle ? C’est optimiste. Je ne sais pas si toute l’humanité est convaincue de sa pertinence, ni même si le premier venu sait précisément ce que signifie le terme « genre ». Mais l’auteur remarque également : « Le genre est le dernier grand message idéologique de l’Occident au reste du monde ». Sur ce point, nous sommes d’accord. Du moins que ce soit un grand message idéologique. Le dernier, je n’en sais rien, je ne suis pas devin. Ou bien veut-il dire le dernier en date ? Ces messages sont si nombreux et omniprésents que je ne saurais affirmer où se place celui-ci. Précisons aussi l’origine du message : il vient des États-Unis, tout au plus de la France interprétée par les États-Unis, et non de l’Occident.

M. Marty entretient ensuite la confusion entre sexe et genre, en évitant de les définir. Rappelons donc cette distinction – excusez mes répétitions.

Le sexe renvoie à l’ensemble des éléments qui différencient l’homme et la femme et qui leur permettent de se reproduire. Ces éléments peuvent être cellulaires (chromosomes XY ou XX), organiques (prostate, glandes de Cowper, vésicules séminales, pénis, testicules ou seins, trompes, utérus, vagin, vulve) ou hormonaux (testostérone ou progestérone). Le critère de distinction que retient la biologie se situe dans la production des gamètes (cellules destinées à la reproduction) qui sont soit mâles (spermatozoïdes) soit femelles (ovules). Autrement dit, l’homme est le mâle de l’humanité et la femme est la femelle de l’humanité. Si nous les réduisons à mâle ou femelle, nous les déshumanisons. Si nous effaçons le mâle et la femelle pour ne retenir que l’humanité, nous perdons la possibilité de désigner la différence des sexes et de dénoncer la domination de l’un par l’autre.

Le genre désigne le caractère d’un sexe, donc la masculinité ou la féminité. Du mâle et de la femelle, en tant qu’humains homme et femme, dérivent les qualités respectives de masculinité et de féminité. Il est difficile de savoir dans quelle mesure ce caractère relève de l’inné ou de l’acquis, de la condition naturelle ou de la construction culturelle : quel est le propre de l’homme ou le propre à la femme ? Difficile aussi de savoir dans quelle mesure ce caractère varie d’un individu à l’autre et même au cours de l’existence (plus ou moins de féminité/masculinité chez chaque homme ou femme) et s’il est corrélé à d’autres dimensions de la personnalité comme l’orientation sexuelle (la dysphorie de genre est bien plus courante chez les homosexuels). En tout cas, être plus ou moins féminines ne nous rend pas plus ou moins femmes. De même, être plus ou moins masculin ne rend pas un homme plus ou moins homme. Le sexe n’est pas réduit ou magnifié par le genre. Mon deuxième X ne mute pas en Y quand je mets un pantalon.

Nous n’avons pas de réponses définitives à bien des questions que pose le genre et certaines féministes voudraient même abolir la notion, qu’elles considèrent intrinsèquement sexiste. Les gender studies semblent avoir une réponse : tout ceci n’est que construction culturelle, le genre comme le sexe, ce qui autorise M. Marty à déclarer : « Le sexe biologique auquel nous imaginons appartenir n’est en réalité qu’une mythologie sociale. » Je pense à toutes les femmes en train d’accoucher : qu’elles ne se fassent pas de souci, leur sexe est une mythologie sociale, n’y croyez plus et votre calvaire s’arrêtera ! Plus sérieusement, sans doute que le genre est une mythologie sociale, que la féminité et la masculinité sont des rôles imposés aux sexes par la société, du moins en grande partie. Mais le sexe ne peut pas être disqualifié aussi facilement. Ces intellectuels ont-ils déjà vu des animaux ? Nous ne sommes pas les seuls à être départagés entre mâles et femelles – mais certainement les seuls à ne plus comprendre la différence.

« La notion de “ genre ” […], dès lors, est amenée à se substituer à celle de sexe, puisque le mot “ sexe ” fait écran à ce qu’il est en réalité. » En vérité, c’est le genre qui fait écran à la réalité du sexe. Le sexe renvoie au mâle ou à la femelle, rien de plus évident, je ne vois pas d’écran.

« L’aventure des gender est l’un des multiples chapitres de l’encyclopédie imaginaire par laquelle l’humanité se représente à elle-même l’énigme que constitue sa morphologie. » Quelle énigme ? Il y a des mâles et des femelles. Mâle + femelle = bébé mâle ou femelle.

« Les éléments déterminant traditionnellement les sexes – les règles, l’aptitude à la grossesse – ne sont plus pertinents puisque, selon cette théorie, on peut être “ femme ” sans y être soumise. » Je me demande quelle est sa définition de la femme. Évidemment qu’une femme ménopausée ou stérile est aussi femme qu’une autre – seul un homme pourrait penser le contraire. Par contre, un homme, qui en tant que tel n’a ni règles ni grossesse, n’est pas une femme pour autant. D’autre part, je ne suis pas soumise à ma condition de femme, comme je ne suis pas soumise à la définition de la femme. Une définition n’aliène personne, elle se contente de décrire la réalité. On devrait s’émanciper du langage maintenant ? Autant arrêtez de parler, on ferait moins de mal.

« De manière plus générale, les gender assument les grandes ruptures scientifiques du XXe siècle qui ont contribué à déstabiliser les genres en relativisant les organes sexuels externes (pénis, vagin) par rapport aux sexes chromosomiques, hormonaux, etc., et dont la conséquence est l’extraordinaire plasticité, la variabilité, la pluralité des identifications possibles de genre. C’est sur ces avancées de la biologie que s’appuie, par exemple, la théoricienne du genre Anne Fausto-Sterling (Myths of Gender : Biological Theories about Women and Men, 1992, non traduit). »

Donc, les connaissances en biologie des gender studies s’arrêtent en 1992 et se limitent à un ouvrage (du moins c’est le seul qu’ils citent). Rappelons, de nouveau, que l’intersexualité ne contredit pas la binarité : au contraire, elle la confirme par son exception même, combinant du masculin et du féminin au lieu de les distinguer. Elle est l’anomalie au sein de la norme et non pas un état hors norme. D’autre part, d’un point de vue strictement biologique, même les intersexuels ne disposent que d’un type de gamètes fonctionnel et appartiennent donc à un des deux sexes. Ces théoriciens ne sont-ils pas au courant que les biologistes se moquent de leurs interprétations fantaisistes et que les intersexuels ne semblent pas ravis que leur condition soit ainsi instrumentalisée à des fins idéologiques ?

« Par-delà les normes qui fabriquent nos apparences de genre, on peut penser aussi que la “ différence sexuelle ” relève de constructions symboliques plus fondamentales, liées par exemple à l’interdit de l’inceste, la fonction de la parenté, la filiation, l’Œdipe… »

Dès que les postmodernes se trouvent dans la nécessité de désigner la réalité, ils prennent des pincettes, comme ici des guillemets : la « femme », la « différence sexuelle », le « sexe », le « vrai sexe ». Surtout ne pas y toucher. Même avec les mots. Et puisque nous parlons de mythologie, le complexe d’Œdipe n’est-il pas un mythe freudien ?

« La binarité se révèle être une structure dont les contenus sont imprévisibles, inépuisables, comme l’illustre d’ailleurs l’incroyable diversité et plasticité des pratiques réelles des humains, tant au niveau du temps long de l’histoire qu’au niveau des individus eux-mêmes. La diversité folle et anarchique des pratiques de genre, loin de dévoiler la différence sexuelle comme factice, montre peut-être au contraire son inépuisable richesse grâce à laquelle elle se réécrit et s’invente sans cesse. »

Rien à redire. La différence sexuelle a enfin perdu ses guillemets et n’a plus rien de factice (par contre, le raisonnement manque de cohérence et de logique). En effet, masculin et féminin disposent de nombreux costumes et peuvent jouer à les échanger ou les hybrider. Leur opposition s’exprime de bien des manières selon les cultures – même si le plus souvent aux dépens de la femme, ce qui semble commodément oublié ici.

« Que ce soit avec la notion de “ différance ” chez Derrida, de “ degré zéro ” chez Barthes, d’“ extra-être ” chez Deleuze, on assiste à une tentative à la fois esthétique, politique, philosophique de décentrer cette opposition où se fondent la génitalité et l’empire de celle-ci sur nos corps. À la différence de l’aventure LGBT, l’aventure du “ neutre ” est loin de tout activisme, de tout collectif, mais sa critique du sens commun n’en est peut-être que plus radicale, à ceci près qu’elle n’a de lieu pour se dire que l’œuvre individuelle de chacun. Le monde du neutre est un monde artiste qui voit dans l’écriture, dans l’inventivité verbale et conceptuelle, dans le livre, le vrai lieu d’invention du corps, du corps différent, du corps créateur, du corps comme éternel “ devenir ”, pour reprendre le mot de Gilles Deleuze. »

Je suis perdue. Je m’excuse d’être crue. La vulve ne détient pas un empire sur notre corps de femme – mais peut-être que certains hommes conçoivent ainsi leur rapport à leur pénis, l’obsession phallique de la psychanalyse le laisserait croire. Et notre être-femme ne se limite pas non plus à notre vulve. Ne le disait-il pas lui-même ? Hormones, chromosomes, organes non génitaux, comme les seins, mais aussi muscles, ossature ou cerveau. La différence des sexes ne s’arrête pas au sexe. Quant à la neutralité, je ne vois de laquelle il parle précisément, mais je suis sans doute d’accord : bien que je sois femme, mon être ne se réduit pas à cela. Marguerite Yourcenar le disait plus simplement : « Un homme qui lit, ou qui pense, ou qui calcule, appartient à l’espèce et non au sexe ; dans ses meilleurs moments il échappe même à l’humain. »

« Que le travesti soit “ plus femme que les femmes ”, comme l’écrit notamment Butler, n’est en rien le témoignage d’une soumission de celui-ci aux normes de “ l’hégémonie hétérosexuelle blanche ”, mais la victoire du faux sur le vrai, du simulacre sur l’essence, de l’artifice sur la nature. [..] Le travesti dérobe l’imago féminine en usurpant son apparence, et s’adresse au désir hétérosexuel montrant que l’hétérosexualité est ouverte à son propre dérèglement, son propre trouble, loin de toute hétéronormativité. »

Où l’on retrouve la haine de la vérité, de la nature, de la réalité, typique des postmodernes et dont j’ai assez parlé.

Le travesti imite les stéréotypes de genre de l’autre sexe. Cela ne le rend pas plus femme qu’une femme. Cela ne le rend même pas femme. Que dire des « normes de l’hégémonie hétérosexuelle blanche » ? Pourquoi blanche ? Y a-t-il des pays où l’homosexualité prédomine sur l’hétérosexualité ? Et pourquoi devrait-on convertir les hétérosexuels à l’homosexualité ? N’est-ce pas aussi violent que de convertir les homosexuels à l’hétérosexualité ? Dans le droit britannique, ce type d’agissements est considéré comme un viol : sex by deception.

De nouveau, confusion sur la normalité. Je me répète encore : la norme peut être descriptive (ce qui est le plus souvent) ou prescriptive (ce qui devrait être dans tous les cas). Ici, les deux sont confondues à dessein : ce qui concerne la majorité (le plus courant au sein de la population) devient forcément une oppression pour la minorité (le plus rare au sein de la population).

Tous ces antinormatifs se montrent aussi bien autoritaires. Au nom de quoi se permettent-ils de décider de notre sexe et de notre sexualité ?

« Personnellement, je ne sais pas très bien à quoi croit “ le transsexuel ”. Il est, au fond, comme nous tous, dans la méconnaissance radicale de ce que signifie son “ sexe ”. En revanche, ce qui est clair, c’est que le concept de genre le frustre de quelque chose… et c’est pourquoi d’ailleurs, comme le raconte Judith Butler elle-même, il est arrivé qu’une trans lui lance : “ Fuck you Judith Butler ! ”, et cela, lui expliquera-t-elle plus tard, parce qu’elle avait besoin d’un “ système de genre ” fixe, sans équivoque, susceptible de soutenir son désir d’identité. »

Apparemment, ils ne savent pas tout le mal que leurs théories ont fait à ceux qui souffrent de dysphorie de genre. Oui, les gens, qu’ils soient trans ou non, ont besoin de savoir qui ils sont, ce qu’ils sont, non pour rentrer dans des cadres et des catégories, mais parce qu’à la différence des postmodernes, nous nous épanouissons quand nous prenons racine dans la réalité et nous préférons vivre sans passer nos journées à troubler les identités, réécrire les définitions et guillemeter les mots. Je comprends que ce soit leur passion, mais ce n’est pas celle de tout le monde.

Je ne sais que penser de cette « méconnaissance radicale [où nous serions tous] de ce que signifie [notre] « sexe » ». Il ne s’agit que d’un entretien et peut-être que le livre apporte des éclaircissements – j’entends des échos de Lacan, mauvais augure. D’un côté, on pourrait dire que nous sommes tous dans la méconnaissance radicale de ce que signifient la vie, l’univers, les champignons ou la littérature. On ne connaît pas le sens dernier de quoi que ce soit. De l’autre, on sait quand même quelque chose sur tout cela, y compris sur le sexe, son fonctionnement, ses implications, et de manière simple et immédiate : parce que nous sommes tous des êtres sexués et que beaucoup ont (eu) une vie sexuelle. En vérité, c’est l’auteur qui cherche à nous plonger dans une méconnaissance radicale le concernant, il veut le mythifier, en faire un insondable mystère, dans la lignée de Freud. Je ne vois pas vraiment l’intérêt, je le reconnais.

« On ne peut qu’enregistrer ce processus collectif, très impressionnant aujourd’hui, par lequel de très nombreux jeunes gens des deux “ sexes ” veulent déserter leur genre. […] Ce qui me frappe, c’est que cette revendication du “ non-binaire ” véhicule sa propre réfutation, puisque le trans crée une nouvelle binarité, celle qui l’oppose à son parfait contraire, le “ cisgenre ”, c’est-à-dire l’individu en adéquation avec son assignation identitaire. Le sujet parlant, parce qu’il parle précisément, semble ne pas pouvoir échapper à une différence qui le structure et, d’une certaine manière, comble alors une aspiration fondamentale. »

Déserter leur genre ou déserter leur sexe ? C’est très différent. Parle-t-ton d’être ou d’apparence ? Parle-t-on de vêtements et d’attitudes ou de porter atteinte au corps irréversiblement ? Que les gens expriment librement leur genre, des hommes les plus féminins aux femmes les plus masculines, voici qui est heureux et bienvenu, mais ce jeu du genre ne change pas le sexe. Il est impossible de changer de sexe. On peut seulement altérer celui qui est le nôtre pour le rapprocher de l’autre. Il est aussi possible d’effacer la différence des sexes dans nos institutions, nos lois, notre culture en général, mais dans la nature, elle restera ; et cette invisibilisation de la différence ne servira qu’à poursuivre, dans l’ombre, la hiérarchisation de la différence, c’est-à-dire la domination des femmes par les hommes.

Il est vrai que la non-binarité recrée la binarité, cis et trans remplaçant homo/hétéro ou homme/femme. Toutefois, l’expression « assignation identitaire » est surréaliste. Personne ne nous a assignés à quoi que ce soit. Nous sommes. Le verbe être se voit substituer celui d’assigner. Mais assigner par qui ? Quelque société impalpable, omniprésente et maléfique qui collerait des masques sur nos visage qu’on ne pourrait retirer ? Où l’on retrouve Foucault et son interprétation paranoïaque de la société, qui ne chercherait qu’à nous opprimer. Ces gens qui croient que « l’enfer, c’est les autres » sont un enfer pour les autres. Même l’enfant sauvage, grandi parmi les loups, est un humain mâle. Personne ne lui a assigné son sexe ou son espèce. Du moins chez les athées, ce qu’ils ne semblent pas être, mais alors qu’ils nomment leurs dieux.

Notre identité n’est pas non plus un domicile. Nous n’y sommes pas prisonniers. C’est une condition de l’être ; et en effet, nous sommes quelque chose, qu’une seule parmi tant d’autres, des êtres finis et singuliers, bref, nous ne sommes pas des dieux. Ils semblent rêver d’incréation et, en conséquence, de perpétuelle recréation. Le rejet de la réalité est ici rejet de la chair, la méconnaissance du sexe est en fait méconnaissance du corps et de l’être.

Enfin, d’après lui, notre besoin de maintenir la différence des sexes viendrait du fait que nous sommes des « sujets parlants ». Causalité dont le sens m’échappe, mais cela doit venir de Lacan, cette toute-puissance du langage, langage dont on fait pourtant peu de cas, puisqu’on vide les mots de leur sens.

Et voilà, je me suis encore fait des amis.


Une broderie de Jess de Wahls pour rappeler à nos intellectuels qu’être femme n’a rien d’une mythologie.

Note : Si Éric Marty semble être convaincu par la French Theory (Derrida, Deleuze) et la psychanalyse (Freud, Lacan), il est plus difficile de savoir s’il cautionne la théorie du genre de Judith Butler et de ses épigones, ou se contente d’en rendre compte. De nouveau, il entretient la confusion. Le titre de l’article laisserait entendre qu’il y souscrit, le genre se substituant au sexe.

13 commentaires sur “Le sexe est-il une mythologie ?

  1. Très bien dit. Je pense que nous sommes dans la période de l’amalgame complet et dans de nombreux registres et qu’il est bon que certaines personnes les dénouent sous peine de glisser dans je ne sais quel fatras ou verbiage déconnecté (ce qui n’interdit pas bien sûr des aventures intellectuelles)

    Aimé par 1 personne

    1. Parfaitement ! Je ne veux pas tomber dans l’anti-intellectualisme, mais il faut rétablir les règles d’une pensée authentique et rigoureuse, ancrée dans la réalité : c’est là que commence la véritable aventure et qu’on peut faire des découvertes.

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    1. Nous devons les sauver ! Sinon ils ne vont plus savoir comment se reproduire et de nombreuses espèces vont s’éteindre ! La biodiversité est en danger. Vite, créons une association d’aide aux animaux, nous les éduquerons à un lacanisme sans langage, compréhensible même pour les crustacés…. Je suis sûre que Vinciane Despret pourra nous aider à l’élaborer 😀

      Aimé par 4 personnes

        1. Oh passionnant. Je m’y mettrai après avoir terminé mon cursus en études matriarcales. Savais-tu que nous, les femmes, sommes à l’origine de tout ? L’espèce humaine se reproduit par parthénogèse. Incroyable. On pourra aussi enseigner ça aux animaux de l’association : plus besoin des mâles, ils sont une perte de temps.

          Aimé par 1 personne

          1. Non seulement ils sont une perte de temps mais une fois éliminés ils seront également délivrés de la jalousie dont ils souffrent dans leur désir impossible à combler d’être, comme nous femmes, à l’origine de tout. C’est donc pour leur bien au fond que nous les éjecterons de l’existence. La mort, la vraie liberté.

            Aimé par 2 personnes

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