En cavale

Récit de rêve

Elle et lui dans une ville italienne. Ruelles qui se précipitent dans la mer. Les mots italiens me viennent : viuzze, vicoli, avec la vie qu’ils appellent en amorce, qui dit si justement l’intensité de ces ruelles, de leur étroitesse, de leurs replis, de leurs pentes. Le couple conduit deux chevaux, mâle pour lui, femelle pour elle, qui marchent derrière eux, tranquillement, guidés par une longe, quand la femme doit « faire quelque chose ». Elle confie sa jument à son mari. Aussitôt, la cavale s’envole, comme un ballon d’hélium. Dans le ciel, elle ouvre ses flancs, déploie deux ailes, caracole, se cabre, cherche à s’enfuir pour aller défouler sa force nouvelle. Le mari n’arrive pas à la maîtriser, la femme reprend sa monture et descend en courant les ruelles, droit à la mer. Sa cavale dans le ciel en profite pour courir elle aussi. Arrivée sur la rive, la femme oriente la longe de telle sorte que la jument, comme un cerf-volant, flotte au-dessus des flots. Alors la bête se calme et redescend docilement au bord de l’eau, près de sa maîtresse que son mari a rejointe.

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