L’industrie du genre

Le transgenrisme jouit d’une grande publicité. Il est affiché par les personnalités d’Hollywood, se retrouve sur les couvertures des plus grands magazines de mode comme dans de nombreux personnages de séries et de films, il sert à promouvoir quantité de produits trendy, maquillage et vêtements notamment. Il parvient enfin à phagocyter tout mouvement de défense des droits humains, en rappelant qu’il est le premier opprimé, quand il est au contraire le premier à opprimer. Il nous persuade qu’il peut être célébré par le capitalisme roi, dans les champs les plus valorisés de la société, tout en représentant les plus défavorisés – ce qui n’est jamais arrivé dans l’histoire de l’humanité. Black lives matter est ainsi devenu Black trans lives matter puis Trans lives matter, alors que 83 % des trans aux États-Unis sont blancs. Il détourne aussi systématiquement la défense des homosexuels à son profit. En même temps, ses avocats parviennent à réécrire le droit, censurer les universités, saboter toute organisation qui ne pratique pas l’inclusion des trans (c’est-à-dire des hommes parmi les femmes). Aucun média ne se risque à le critiquer ou même à mégenrer un trans, les entreprises s’empressent de s’adapter et d’obéir.

Il est évident qu’un tel mouvement ne vient pas de groupes d’ados aux cheveux multicolores et il ne faut pas chercher longtemps pour trouver. Le complexe médical multimilliardaire ne se cache pas, il n’en a pas besoin, de tels hommes sont intouchables. Car ce sont bien des hommes, dont certains s’identifient femmes, au premier rang desquels Jennifer Pritzker et Martine Rothblatt. Les articles de Jennifer Bilek, dans la presse ou sur son blog The 11th Hour, retracent ces financements. Elle-même victime du transactivisme quand elle militait pour le climat, elle s’est intéressée à ceux qui manipulaient ces moyens de pression considérables. Elle montre que le mouvement LGB, un militantisme depuis la base, celui de gens qui voulaient s’aimer en étant du même sexe, est devenu avec l’adjonction du T puis d’autres lettres une entreprise qui cherche à médicaliser l’identité, afin de créer des patients à vie. Selon son interprétation, l’industrie médicale s’est engagée dans cette communauté avec le sida, mais le bénéfice a commencé à manquer quand la maladie a été contrôlée. Il a donc fallu trouver d’autres manières de tirer profit des LGB et le transgenrisme s’est révélé incroyablement profitable : elle mentionne un marché dont la rentabilité est passée de 9,9 millions dollars en 2015 à 3,6 trillions en 2020.

Leur projet est très clair, ils l’annoncent sans fard : du transgenrisme au transhumanisme (titre d’un livre de Martine Rothblatt). Ils mènent déjà des recherches pour implanter un utérus de femme chez l’homme, en procédant à des expérimentations sur des animaux, comme ils en pratiquent dans les cliniques de genre sur des mineurs endoctrinés par leurs activistes sur toutes les plateformes à la mode. Pour Bilek, leur but est de nous accoutumer à la dissociation corporelle, afin de faire ce qu’ils souhaitent de nos corps. Ils abusent ainsi toute personne vulnérable et impressionnable qui ne se reconnaît pas dans son corps pour lui dire que ce n’est pas le bon et qu’elle peut en changer, aggravant par là sa dissociation au lieu de la résoudre. Notre corps est la seule nature vierge qui reste à occuper pour leur folie d’altération, d’exploitation et d’expropriation, celui de la femme en particulier, origine de la vie qu’ils doivent à tout prix dérober à leur profit, ultime frontière pour leur conquête perpétuelle.

Mes réflexions portent sur les États-Unis, où ce mouvement est né, même s’il a déjà gagné en grande partie le reste du monde dit occidental : le Canada, l’Europe et l’Australie. Mais le pays qui pratique le plus de réassignations de genre, c’est l’Iran, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que l’homosexualité y est passible de peine de mort – il y a encore quelqu’un qui veut me faire passer ce mouvement pour du progressisme ? Revenons aux États-Unis : 76 % des trans viennent de classes moyennes, 68 % sont des hommes, 90 % des activistes ou représentants des trans sont des hommes identifiés femmes, tandis que plus de la moitié des femmes qui s’identifient hommes redeviennent femmes.

Selon la distinction classique du sexologue Ray Blanchard, la transsexualité masculine a deux explications : chez un homosexuel le souhait d’accentuer son attirance pour les hommes par l’emprunt de traits féminins ou chez un hétérosexuel l’expression d’une attirance pour soi-même en tant que femme, qualifiée d’autogynéphilie, donc une forme de paraphilie ou de fétichisme, où le fétiche est la femme en son entier, comme idée ou comme corps, et donc par contiguïté, dans certains cas, sa biologie. Je ne sais si cette interprétation est pertinente, mais elle permet de rendre compte des comportements des activistes et des grands capitalistes derrière ce mouvement : tous appartiennent à la dernière catégorie, mais à cette catégorie poussée jusqu’à la caricature. D’où leur haine des femmes, qui mettent en échec leur paraphilie en leur rappelant qu’ils ne seront jamais des femmes et auxquelles ils viennent longuement mansplainer la féminité. Raisonnement qui se résume comme suit : être femme, ce n’est pas une biologie, c’est un ressenti, ce n’est pas un clitoris, un vagin ou un utérus, mais du maquillage, de longs cheveux, des robes et des talons. L’autogynéphilie met alors en œuvre une objectivation radicale de la femme, parce qu’elle n’est plus une simple identification à la femme, mais une dépossession de son identité. Comme si un blanc se maquillait en noir et prétendait être noir et allait expliquer aux noirs ce que signifie vraiment être noir et les qualifiait de racistes parce qu’ils lui dénient sa légitimité à être noir, alors qu’il se sent noir. Mascarade qui n’est pas interdite – quoique si, dans le cas du racisme, elle est heureusement interdite -, mais qui reste profondément dégradante pour celui qui en est l’objet.

Ce mouvement rencontre une contestation avec le nombre croissant de détransitionneurs, ces enfants au corps altéré par l’industrie du genre qui arrivent à la vingtaine et commencent à s’exprimer. Les activistes essayent de les faire taire par tous les moyens, en les accusant de discrimination (transphobie), en obligeant les plateformes à fermer leurs chaînes ou leurs comptes, en faisant pression sur leurs employeurs ou leurs proches. Aucun journaliste ne se risque à raconter l’histoire de leur point de vue par peur de perdre son poste. Les mêmes techniques s’exercent à l’encontre des féministes radicales. En Espagne, la ministre Carmen Calvo a refusé d’ouvrir les espaces réservés aux femmes à tout homme qui se déclare femme et aujourd’hui un mannequin à son effigie se retrouve pendu à un arbre en place publique. Lidia Falcón O’Neill, résistante sous Franco, torturée sous le régime, est en même temps traînée devant le tribunal pour crime de haine parce qu’elle lutte pour protéger les droits des femmes.

La gauche et en particulier des hommes de gauche sont les premiers coupables. Ils disent qu’ils ne voient pas le mal qu’il y a pour un homme à s’identifier femme, que les féministes sont des prudes étrangement jalouses de leur féminité. Ils veulent se montrer ouverts d’esprit et surtout politiquement corrects. Si les hommes se sont jamais sentis coupables d’être hommes, comme je les entends souvent dire, c’est le moment de le montrer : dans quel camp se placeront-ils ? Du côté des hommes qui ont inventé une nouvelle façon de déposséder les femmes de leur corps ou du côté des femmes qui tentent de résister à cette énième réification ?

Cet activisme forcené dissimule une conscience lucide et cynique des enjeux économiques et politiques de l’altération corporelle. Il attaque les autres mouvements de défense des droits et les accuse ensuite de haine, mais c’est lui en vérité qui est rempli d’une haine presque universelle et l’épanche dans une passion de destruction. S’y mélangent la misogynie et l’homophobie et au fond, comme le montrent ses soutiens transhumanistes, une haine de l’humanité et de la nature en son entier.

Pour finir, je rappelle (c’est important) que tout ce raisonnement se rapporte à l’extrémisme activiste d’un mouvement qui cherche à censurer et à embrigader et sert de cheval de Troie à d’autres intérêts que ceux qu’il affiche. Il ne concerne pas l’ensemble des trans. Ceux-ci, pour la plupart, veulent seulement vivre tranquillement et librement, à l’abri de la discrimination, ce qui doit bien sûr être garanti.

Mannequin à l’effigie de Carmen Calvo pendu en place publique parce qu’elle défend le droit des femmes à disposer d’espaces réservés.
Le résultat de l’inclusion des hommes dans le sport des femmes
Comme ils essayent de s’approprier le drapeau des suffragettes, remettons-le au goût du jour.

21 commentaires sur “L’industrie du genre

    1. Oui, de pire en pire….
      Une enquête difficile à mener. Entre les enfants abusés, les féministes harcelées, les agressions dans les foyers, les violeurs en série placés dans les prisons pour femmes et ce fétichisme devenu fou.
      Comment est-il possible de défendre cet activisme en connaissance de cause et en étant sain d’esprit ? À part pour l’argent, justement.

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  1. Merci encore pour cet article qui présente de façon claire un aspect des choses – et pas le moindre – qui est passé sous silence. On ne veut pas tomber dans le complotisme, mais pas non plus avancer les yeux fermés tout droit vers la catastrophe – et nier le rôle de l’argent là dedans est d’une naïveté stupide.
    Je ne peux m’empêcher d’ajouter qu’à mon avis, tout cela ne sort pas de nulle part : c’est une dérive qui vient de loin, du moment qu’on commence à dire que rien n’est sacré et qu’on balaie, sous prétexte d’obscurantisme, tout frein éthique au développement du possible par le progrès scientifique. Je ne fais pas l’apologie d’une vie passéiste, mais je suis horrifiée de l’absence ou de l’inefficacité des garde-fous. Il y a quelques années, j’hésitais, me disant que j’étais peut-être trop frileuse, mais vu ce qu’on a maintenant sur les bras, ce délire total, je me dis qu’il aurait mieux valu être frileux que d’en arriver là. En tout cas mon sentiment a changé envers les institutions – l’Etat, les universités – censées nous protéger, nous rendre plus libres. Je vois bien qu’au contraire… Notre capitalisme rejoindra dans ses sommets d’absurdité les pires moments de l’URSS, quand l’Etat sera au contraire le chef d’orchestre du délire.

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    1. Oui, comme si on était obligés d’aller toujours plus loin dans cette soi-disant curiosité scientifique qui n’est que rapacité et prédation de nos plus bas instincts.
      Je ne connaissais pas bien ces questions. J’ai bien vu se répandre la mode transgenre depuis dix ans déjà et mes amies lesbiennes être prises là-dedans, cela m’avait toujours semblé une vaste fumisterie, je ne disais rien parce que les modes passent et que les gens vivent d’illusions, mais je n’avais aucune idée des crimes que cela recouvrait et de l’ampleur que cela prendrait.
      Et oui, c’est très inquiétant politiquement. Cela accompagne ce désancrage général de la réalité pour de la pure performance de discours, ce renoncement à la vérité pour le ressenti dont nous parlons souvent. Sans même le souci de la cohérence puisque ceux qui se battent pour la préservation de la nature ne voient aucun souci dans l’altération des corps. Enfin, cela révèle de manière flagrante que nous ne sommes pas en démocratie. Il suffit d’avoir de l’argent et voici qu’on peut changer les lois, abolir le sexe, faire des expérimentations sur mineurs au niveau national…

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  2. Joséphine,
    Votre article est brillant !
    Je vais le faire lire à ma seconde fille qui lorsque j’évoque tout ce que vous venez de décrire, me fait sentir que je suis fermée, conservatrice ou n’ayons pas peur des mots complètement « réac »…..
    Votre démonstration est éblouissante…
    Depuis que je suis jeune je me suis toujours intéressée à toutes ces minorités sexuelles qui subissent des violences, tortures, rejets de la société…. j’en passe, c’est immonde je ne les cautionne évidemment pas.
    Mais là on a passé un gros cap, et je crois qu’on est même entré dans une sorte « d’histérisation » de la trans-identité (le mot est opportun puisqu’il nous est toujours collé dessus eu égard à son origine étymologique;) )
    Ce monde me terrifie, et il faut voir comment ce mouvement veut nous faire croire que c’est une évolution saine et juste de l’humanité, une sorte de suite logique.
    Ma fille a 12 ans est capable de vous expliquer la différence entre non-binaire, transgenre, intersexe, agenre, demie-girl, demi-boy………………………………………………………………………
    Je ressens un endoctrinement à l’échelon mondial de notre jeunesse par les réseaux sociaux,
    Tout cela me rappelle une réplique forte du film « Laurence Anyways » de Xavier Dolan (film que j’adore), et dans lequel le personnage principal (interprété par Melvil Poupaud) choisit de devenir une femme sans faire intervenir une « opération », mais simplement il ressent le besoin de se vivre comme une femme. Soit.
    À un moment un collègue homme lui dit en le voyant métamorphosé(e) « C’est une révolte ? »
    et il répond « non, une révolution »
    Une révolution…

    Bonne soirée Joséphine,
    et merci encore pour votre article très éclairant que j’ai adoré lire
    Corinne

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    1. Merci Corinne !
      Ce qui est réac, c’est de croire au genre, qu’ils soient deux ou dix. Mon article précédent traite de cette question.
      Je ne fais jamais la publicité de ce que j’écris, mais là j’ai envie de crier à tout le monde : partagez ! Il faut résister à leur propagande et surtout au lavage de cerveau qu’ils infligent aux mineurs afin de disposer de leur corps. En étudiant ce mouvement, on retombe souvent sur des pratiques pédophiles, comme sur la pornographie, la prostitution et la culture du viol. Par exemple, en réponse aux tweets de JK Rowling qui partageait des dessins d’enfants du monde entier illustrant son dernier livre, ils ont posté de la pornographie. Jusqu’à présent j’étais très tolérante envers leur paraphilie, mais là ma patience arrive à bout… Je ne vous parle pas de tous les violeurs qui soudain se déclarent femmes et finissent dans des prisons pour femmes… Pour moi comme pour beaucoup d’homosexuels, notamment les lesbiennes, c’est un mouvement profondément homophobe. Et j’ai aussi toujours défendu les droits des homosexuels.
      Enfin, ce ne sont pas des choses à raconter aux enfants, à votre fille. Mais, comme dit Jennifer Bilek, l’argent c’est une chose que tout le monde comprend. On ne traite pas de ressenti, de stéréotype, de santé mentale : on sait tous de quoi on parle et les chiffres sont limpides. Mais leur activisme de barbares est tout aussi limpide je trouve.
      Quant à Lawrence Anyways, la réponse se trouve dans la bouche de la mère : j’ai toujours su que tu étais une fille (ou voulu que tu sois une fille ?), lui dit-elle.
      Le coup de maître de cette réaction, c’est bien de se faire passer pour une révolution. Et le nombre de gens qui tombent dans le panneau… C’est décourageant.
      Bonne soirée tout de même ! Je reste persuadée que si la majorité des gens était informée de leurs crimes et de leurs manipulations, cette histoire serait déjà du passé.

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      1. Hier avec ma fille nous avons parlé de votre article, du coup elle l’a lu…
        Et bien sûr comme je m’y attendais, de nombreuses choses la choquent 😉
        Par exemple elle m’a dit  » on ne dit pas transexuel mais transgenre », « mais on peut avoir envie d’être une femme sans changer de sexe, quel est le problème »,  » et puis si tes parents t’acceptent comme tu es et t’aiment quel est le problème ? »
        ma réponse : on ne fait pas sa vie avec ses parents, on l’a fait en essayant de trouver sa place dans le monde, dans la société.
        C’est comme si ce phénomène ne concernait pas la société, qu’on n’aurait même pas le droit d’en discuter, d’y réfléchir, non ! S’interroger sur le problème signe de fait que nous nous installons dans le camp de la discrimination.
        Les choses semblent actées, fort simples…
        J’ai un autre exemple formidable, ma fille me racontait que dès la 6° des copines se positionnaient au niveau de leur sexualité, en se déclarant homo ou bi…..
        Je crois que je rêve, mais c’est un cauchemar.
        C’est drôle votre conclusion, parce que hier je disais à ma fille « cette histoire passera, tombera, parce que ceux qui érigent ce nouvel ordre mondial ne sont pas d’accord entre eux, se tirent dans les jambes, créent leurs paroisses, s’enfoncent dans une discorde et une hystérie qui ne font plus beaucoup illusion.
        Je crois comme vous que ce mouvement est profondément homophobe, qu’il a un tel besoin de se singulariser qu’il cherche sans vraiment le cacher à faire table rase du passé.
        Leur nouveau monde est sans culture et se moque totalement des multiples combats qui ont été menés par la communauté LGB pour en arriver là.
        Je dis souvent à mes filles que le vrai danger c’est le sexisme, lui est un mal chronique profond et notoire auquel il est bien difficile de s’attaquer, et ce dans tous les pays pauvres ou riches.
        J’espère que ça ne fera pas comme l’écologie. Qui porte en elle de bons messages, qui est nécessaire, mais qui sombre trop souvent dans des délires qui finiraient presque par s’attaquer à l’homme.
        Dans tout cela au fond, il y a beaucoup trop d’ego, une grosse poussée de « regarde comme je suis spécial, vois comme je parviens à me distinguer « …l’humanité en crève, elle oublie juste un énorme détail  » la Terre se remettra très bien de notre extinction.  »
        Bonne journée Joséphine et merci pour nos échanges.
        Je ne me sens pas seule désormais, et cela me renforce dans mon désir de résister !!

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        1. Je n’imaginais pas que ces questions occupaient les élèves de 6eme en France ! ☹️ Ne lâche rien Corinne, surtout que tu as des filles – ce sont leurs droits qui sont menacés en premier lieu. Je n’ai aucunement l’intention de laisser les réseaux sociaux (et je me demande bien ce que tous les copains de mes gosses font sur Whatsapp qui n’est pas censé être utilisé avant l’âge de 16 ans, par exemple – ah si, ils se partagent des trucs immondes qui nécessitent ensuite l’intervention de la police à l’école) ni les programmes scolaires modifiés par le lobby trans retourner le cerveau de mes enfants. Over my dead body, comme on dit ici.

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        2. Oui, le narcissisme de ce mouvement est insondable. S’il ne faisait pas autant de dégâts, il serait l’occasion d’une bonne rigolade. C’est presque fascinant de voir ces gens se situer sur l’arc-en-ciel du genre comme si le monde en dépendait. Ils détournent des véritables combats qui donnent sens à la vie, au fait d’être humain, ils dépolitisent consciemment et consciencieusement.
          Pour moi, la gauche, c’est être du côté des faibles qui sont exploités et le féminisme c’est être du côté des femmes qui sont attaquées. Si on en revient à ces définitions de base, je peux vous dire que beaucoup de gens bien pensants soi-disant de gauche et féministes, qui font bien attention à tout ce qu’ils disent et se montrent super inclusifs, sont en fait de bons vieux réactionnaires, conservateurs et représentants du patriarcat, ce qui est un choix, mais alors ne faisons pas semblant de marcher sous la bannière de autres en sabotant leur travail.

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  3. Je trouve encore que cet article est passionnant. Vous levez le voile sur un aspect stupéfiant des mouvements en apparence « progressistes », qui oserait manquer de bienveillance à l’égard des mouvements qui soutiennent le droit à changer de genre? Le naïf (que je suis) s’imagine qu’après tout, un homme qui veut se transformer en femme ne le fait que parce qu’il a honte de son sexe, ce qui peut se comprendre quand on prend conscience de la violence causée par les hommes. un pas de plus cependant dans la réflexion devrait nous faire voir qu’il existe de gros intérêts là derrière. Votre billet, qui ressemble à un reportage, me fait penser à l’émission que je viens de voir sur Arte sur « la fabrication de l’ignorance ». Comment les industriels financent une recherche dont le but n’est pas d’atteindre une vérité mais au contraire de faire en sorte que notre attention soit dispersée. Vous avez raison aussi: le transgenrisme comme prélude au transhumanisme…

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    1. Votre naïveté me plaît ! Ce serait une belle raison de vouloir être femme, même si je pense qu’il vaut mieux être bien dans son corps, quel qu’il soit, parce qu’on ne peut pas être autre chose que soi. Et puis, les hommes peuvent aider les féministes, surtout aujourd’hui où la lutte se durcit !
      J’ai de la bienveillance envers les personnes qui veulent changer de genre, je pense que la plupart sont manipulées et s’en rendront compte tôt ou tard, la dysphorie de genre est une souffrance réelle mais dans l’écrasante majorité des cas le symptôme d’autre chose que la transidentité ne résoudra pas.
      Je n’ai pas de bienveillance par contre envers le mouvement politique qui les instrumentalise et viole les droits des plus vulnérables de notre société.

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    1. Oui bien sûr ! Attendez-vous à beaucoup de critiques, le soft power américain a réussi à endoctriner la plupart d’entre nous sur le genre, et les gens ne veulent surtout pas mal penser, mais mes précédents articles devraient vous donner les arguments et surtout les faits pour lutter contre cette idéologie !

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      1. Le mythe du « camp du bien » a la peau dure, on préfèrera toujours avoir le sentiment de posséder le monopole du cœur, c’est bon pour l’ego…
        Se confronter aux idées demande beaucoup de courage, j’aime les personnes courageuses comme vous 😉

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  4. Merci.

    J’ai tenté le « débat » plusieurs fois ces derniers mois avec quelques gens de mon entourage et j’ai dû me résoudre à accepter le fait que la grande majorité des personnes qui veulent se faire les défenseurs de ce mouvement, par rêveries de progrès et de liberté, ne savent absolument pas de quoi ils parlent, le sujet étant enraciné dans bien trop de profondeurs civilisationnelles, sociétales, sociales, psychologiques, financières, industrielles. Soyons honnêtes, les individus (et surtout des ados) questionnant leur genre par effet de mode, n’ont pas le niveau pour comprendre la généalogie dudit mouvement, étant bien trop occupés à consommer les fruits de la toxicité de cette société moderne en plein déclin. Ils traduisent un épiphénomène de la négation de la nature humaine perpétrée par l’État : le déni de l’espèce entière.

    Ma position est claire : fais ce que tu souhaites de ton corps, de tes orifices, mais ça n’a rien à faire dans l’espace public, encore moins sur le fil d’actualité de gamins de 10 ans.
    J’ai beaucoup d’admiration pour les personnes homosexuelles, de renomée ou non, qui se sont construites sans afficher leur vie privée, la réservant à leurs amours, et n’axant pas la totalité de leur existence autour de leur orientation sexuelle ou de leur genre, et qui pour le coup ont mené un véritable combat face à la standardisation de la pensée jusqu’aux années 90.

    Aujourd’hui, nous sommes dans le n’importe quoi.

    L’ignorance, le narcissime, l’individualisme, le matérialisme, la superficialité, le nihilisme…

    Je suis d’accord avec vous, donc c’est pas très objectif, mais super article 🙂

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    1. Et moi aussi je suis d’accord avec vous, sur tous les points que vous soulevez. Merci de vous exprimer !

      Ils font exprès de s’adresser à la jeunesse, qui n’a pas comme vous le dites les outils pour comprendre les raisons de ce mouvement. Un psychiatre suédois avançait qu’on ne devrait pas permettre les transitions avant 25 ans – question de croissance du cerveau jusqu’à cet âge je crois – mais les grands capitalistes le savent bien et visent les jeunes pour cette raison.

      Qu’on puisse ainsi nous faire croire n’importe quoi par l’intermédiaire du soft power et des lobbies est terrifiant. En attendant les gens regardent sagement des épisodes de black mirror sans voir que la dystopie est déjà sous leurs yeux.

      C’est dû à toutes les raisons que vous évoquez et ce n’est pas le seul sujet qui le révèle. On fait appel au bon sens, à l’expérience, à l’intuition et personne n’écoute, on fait appel à la science et personne n’y croit (comme si c’était un objet de croyance !), mais un trans raconte son ressenti – avec tous les médias comme chambre d’échos – et alors non seulement c’est la vérité révélée, mais quiconque émet une réserve est coupable de crime de haine et interdit de s’exprimer… La postmodernité de la vérité, c’est la dictature du ressenti. Parfois, on se demande si cela vaut le coup de se battre pour l’humanité…

      Allez si, quand même ✊😉

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  5. Oui, c’est assez triste, vicieux, et plannifié.

    Je lis le dernier ouvrage de Carl Gustav Jung « Essai d’exploration de l’inconscient », et je suis stupéfait par la clareté de sa prédiction. Il décrit, à mon sens, exactement le terreau fertile en toutes ces horreurs actuelles et parle d’épidémie psychique de la masse.

    Le doute peut me déstabiliser, parfois, aussi, et m’amener à penser qu’il ne faudrait plus faire opposition/resistance à ce flux que l’Homme semble vouloir embrasser à tout prix, donc ne plus se battre. Mais un dézoom salvateur vient toujours me rappeller que la majorité du 20ème siècle ne représente pas l’essence de l’humanité dans son histoire totale.

    Les personnes qui, comme vous, offrent autre chose par les idées, le prouvent, et me donne envie de me battre.

    Aimé par 2 personnes

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